Chronique De Papa S. Traoré, Journaliste – Au Sénégal, pays du _ »Pussël ma Took, mayma ma niam, sama wal laay xaar »_, la politique se nourrit d’incolore et d’inodore. C’est une affaire sordide, une compétition sanglante. Le principe des « faux amis » y est presque érigé en légitimité absolue. Les élections de 2029 abusent déjà de campagnes en 2026.
La politique sénégalaise a sa propre nature : s’opposer, proposer… trahir. Trois verbes connexes qui résument son image. Hier c’était Jean, aujourd’hui c’est Paul, et demain ce sera peut-être Jean-Paul, ou même Jean contre Paul.
Contextuellement, le tandem Diomaye-Sonko s’approprie une dualité et une rivalité gravissimes. Une théâtralité abusive qui transcende les algorithmes de l’échec.
Le pays se trouve aujourd’hui à un niveau bas, avec des chiffres symboliquement désastreux. 2029 se conjugue déjà au présent dans un régime qui a pourtant toujours prôné des principes axiologiques.
Hélas, un désenchantement social croît de l’infini à l’infini. La macroéconomie plafonne en dessous des normes. Les notes souveraines contrastent avec l’addition. Nul investissement audacieux, fiscalisation explosive, croissance quasi inexistante.
Au demeurant, le peuple reste debout. Le manuel œuvre sans rupture. La vie économique progresse sous contrainte.
Pendant ce temps, les « antisystèmes » enrichissent leurs systèmes.

