Selon le quotidien Vox Populi, un nouveau développement est intervenu dans l’affaire impliquant Fatou Binetou Guèye, fille du vice-président de l’ONG Jamra, Mame Makhtar Guèye. Le chef d’inculpation relatif aux « actes contre nature », évoqué au début de l’enquête, n’a finalement pas été retenu par le juge d’instruction.
Le journal rapporte que cette évolution intervient après la présentation des quatre mis en cause devant le juge du 6ᵉ cabinet. À l’issue de leur inculpation, Fatou Binetou Guèye et son compagnon ont été placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs, cession et offre de drogue en vue de la consommation, détention et usage de drogue ainsi que possession et diffusion d’images à caractère pornographique.
D’après les informations relayées par Vox Populi, les deux ressortissants nigérians arrêtés dans le même dossier ont, pour leur part, été placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs et trafic intérieur de drogue.
Le quotidien rappelle que, durant l’enquête, la principale mise en cause avait expliqué que les vidéos à caractère pornographique retrouvées ainsi que des messages évoquant la recherche d’une « fille de taille fine » faisaient suite, selon ses déclarations, à une proposition de « plan à trois » formulée par son compagnon.
Réagissant à cette évolution, Mame Makhtar Guèye s’est félicité de l’abandon de l’accusation d’« acte contre nature ». Il affirme avoir obtenu confirmation de cette information auprès de son avocat, Me Danfakha, après consultation du dossier judiciaire.
Selon le responsable de Jamra, les chefs d’inculpation actuellement retenus ne font nulle part mention des termes « actes contre nature », « homosexualité » ou « lesbianisme ». Il souligne toutefois que l’instruction suit son cours et appelle les autorités judiciaires à poursuivre les investigations afin que toute la vérité soit établie.
Pour rappel, selon Vox Populi, Fatou Binetou Guèye avait été interpellée le 20 juillet 2026 par la brigade de gendarmerie de Faidherbe en compagnie de son compagnon ainsi que de deux ressortissants nigérians. Au début de la procédure, les suspects faisaient notamment l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs, trafic international de cocaïne et actes contre nature, qualification finalement abandonnée au stade de l’inculpation.

