L’ancien député et président de l’OSIDEA, Cheikhou Oumar Sy, salue la décision de l’Assemblée nationale d’encadrer et de publier certaines dépenses. Il estime toutefois que des précisions restent nécessaires sur la nature exacte des « dépenses spéciales » concernées et appelle à une exigence similaire concernant les fonds spéciaux de la Présidence de la République.
La décision de l’Assemblée nationale portant sur l’encadrement et la publication de certaines dépenses est accueillie favorablement par Cheikhou Oumar Sy. L’ancien parlementaire et président de l’OSIDEA considère cette initiative comme une avancée dans le renforcement de la transparence et de la redevabilité des institutions publiques.
Dans un communiqué, il estime toutefois que le périmètre des « dépenses spéciales » doit être clairement défini. La question porte notamment sur le point de savoir si ces dépenses concernent les fonds mis à la disposition du président de l’Assemblée nationale ou d’autres charges liées au fonctionnement de l’institution.
Selon le communiqué de Cheikhou Oumar Sy, cette clarification permettrait de mieux apprécier la portée de l’arrêté et de comprendre précisément les catégories de dépenses visées.
L’ancien député souhaite également que les mêmes exigences de transparence soient appliquées au niveau de l’Exécutif, notamment pour les fonds spéciaux mis à la disposition du président de la République.
Il formule par ailleurs une série de propositions concernant la gestion budgétaire de l’Assemblée nationale. Parmi celles-ci figure la publication du budget de l’institution dès l’ouverture de la session, à travers un vote public, ainsi que la mise à disposition de la nomenclature budgétaire détaillant les différentes catégories de dépenses.
Selon le communiqué de Cheikhou Oumar Sy, l’objectif doit être de faire de la transparence une règle applicable à l’ensemble des institutions publiques, plutôt qu’une démarche limitée à certains secteurs.
Pour le président de l’OSIDEA, cette exigence de transparence et de reddition des comptes constitue un élément important de la relation entre les institutions et les citoyens. Il estime qu’elle peut contribuer à renforcer la confiance dans la gestion des ressources publiques et dans le fonctionnement des institutions.

