À l’occasion de la Journée internationale de l’égalité de rémunération 2026, l’Organisation internationale du Travail (OIT) rappelle que les femmes gagnent encore, en moyenne, 18 % de moins que les hommes dans le monde. L’organisation appelle gouvernements, employeurs et travailleurs à renforcer les mécanismes permettant de réduire durablement les écarts salariaux.
L’égalité de rémunération demeure un enjeu majeur du monde du travail. À l’occasion de la Journée internationale de l’égalité de rémunération 2026, l’Organisation internationale du Travail (OIT) réaffirme le principe selon lequel un travail de valeur égale doit donner lieu à une rémunération égale.
Dans son communiqué, l’OIT rappelle toutefois que cet objectif est encore loin d’être atteint à l’échelle mondiale. Les femmes gagnent en moyenne 18 % de moins que les hommes, selon les données mises en avant par l’organisation.
Pour l’OIT, cet écart ne constitue pas une simple différence statistique. Il traduit une réalité qui touche des millions de travailleuses dont l’activité contribue au fonctionnement des familles, des entreprises, des communautés et des économies, tout en restant insuffisamment rémunérée.
L’organisation internationale estime dès lors que la réduction des écarts salariaux nécessite l’action conjointe des gouvernements, des employeurs et des travailleurs. Elle insiste notamment sur la nécessité d’identifier et de supprimer les obstacles structurels qui entretiennent les différences de rémunération entre les femmes et les hommes.
Le renforcement des lois et des institutions figure parmi les pistes mises en avant. L’OIT encourage également les États et les partenaires sociaux à favoriser davantage de transparence dans les politiques salariales et à mettre en place des structures de rémunération plus équitables.
Le dialogue social occupe une place centrale dans cette démarche. L’organisation souligne notamment le rôle de la négociation collective, qui peut contribuer à corriger la sous-évaluation de certaines fonctions exercées majoritairement par des femmes et à améliorer la transparence des systèmes de rémunération.
Pour l’OIT, l’égalité salariale ne peut en effet être dissociée de la question de la reconnaissance de la valeur du travail. Certains emplois ou secteurs fortement féminisés peuvent être moins bien rémunérés, malgré l’importance des responsabilités et des compétences mobilisées.
La participation des femmes aux décisions relatives à l’organisation de la vie économique constitue également un enjeu. L’organisation appelle ainsi à faire en sorte que les travailleuses puissent disposer d’une véritable voix dans les processus qui déterminent les conditions de travail et de rémunération.
Le message de l’OIT intervient dans un contexte de profondes transformations du monde du travail, marqué notamment par l’évolution des formes d’emploi, des métiers et des organisations professionnelles. Malgré ces mutations, l’organisation considère que le principe d’égalité de rémunération demeure inchangé.
Elle renvoie également à une nouvelle résolution consacrée au programme de transformation de l’OIT pour l’égalité entre les sexes dans le monde du travail. Celle-ci vient, selon l’organisation, confirmer sa volonté de poursuivre les efforts visant à réduire l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes.
À travers cette journée internationale, l’OIT remet ainsi au premier plan un principe simple : à travail égal ou de valeur égale, la rémunération doit être équitable, indépendamment du sexe du travailleur.

