Alors que le non-renouvellement de certains contrats à la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) suscite des critiques, Moustapha Diakhaté, conseiller départemental et responsable du parti Kiraay, prend la défense du Délégué général Abdoulaye Niane. Il dénonce ce qu’il considère comme des attaques politiques et invoque le précédent de la gestion d’Aïda Mbodj.
Le débat sur la gestion de la DER/FJ prend une nouvelle tournure avec la sortie de Moustapha Diakhaté. Conseiller départemental et responsable du parti Kiraay, celui-ci est intervenu pour répondre aux critiques visant le nouveau Délégué général de la structure, le Dr Abdoulaye Niane.
Dans sa prise de position rapportée par Vox pop, Moustapha Diakhaté dénonce des « attaques » qu’il attribue à des responsables de Pastef agissant, selon lui, de manière « encagoulée ». Au centre de la polémique figure notamment la décision de ne pas renouveler les contrats de certains agents arrivés à terme.
Pour le responsable politique, cette décision ne saurait être analysée indépendamment des pratiques observées sous la précédente direction. Vox pop rapporte ainsi qu’il s’est appuyé sur ce qu’il présente comme une « jurisprudence Aïda Mbodj ».
Moustapha Diakhaté rappelle notamment que, sous l’ancienne Déléguée générale, des militants de Pastef auraient été recrutés et nommés à des fonctions de chefs d’antenne départementale au sein de la DER/FJ. Il s’interroge dès lors sur la différence de traitement entre les pratiques d’hier et celles qui sont aujourd’hui reprochées à la nouvelle direction.
« Lorsque la Déléguée générale Aïda Mbodj recrutait des militants de Pastef », demande-t-il en substance, les mêmes critiques avaient-elles été formulées ? À ses yeux, accepter hier que la direction s’entoure de collaborateurs de confiance et le contester aujourd’hui constituerait un « deux poids, deux mesures ».
Le conseiller départemental élargit également sa critique à la question des financements de la DER/FJ. Il affirme que certains financements attribués à l’époque étaient présentés comme bénéficiant à une clientèle politique. Là encore, son argument consiste à réclamer une même grille d’analyse pour les différentes périodes de gestion.
Au-delà de la polémique sur les contrats, Moustapha Diakhaté insiste sur la nature de la fonction de Délégué général. Selon lui, la direction de la DER/FJ relève d’une nomination de confiance accordée par le Président de la République. Dans ce cadre, le responsable nommé devrait pouvoir mettre en œuvre une orientation stratégique et travailler avec des équipes partageant sa vision, sous réserve du respect des critères et procédures applicables.
Le Dr Abdoulaye Niane est, de son côté, présenté par ses soutiens comme un « énarque et fiscaliste », doté d’une expérience des exigences de l’administration publique. Vox pop rapporte que Moustapha Diakhaté considère que le nouveau Délégué général connaît les limites fixées par les textes et assume les choix opérés dans la gestion de ses équipes.
Sur la question précise des contrats arrivés à échéance, ses défenseurs soutiennent que les décisions de non-reconduction résultent d’évaluations et demeurent conformes au droit du travail applicable à ces contrats.
La controverse autour de la DER/FJ se retrouve ainsi placée sur un double terrain : celui de la gestion administrative des ressources humaines et celui de la lecture politique des changements opérés au sein de l’institution. En conclusion de sa sortie, Moustapha Diakhaté appelle à davantage de cohérence et demande aux acteurs politiques de laisser au Délégué général la possibilité d’exercer ses prérogatives dans le cadre républicain.
Selon Vox pop, le responsable de Kiraay souhaite ainsi que le débat sur la DER/FJ soit ramené aux règles de fonctionnement de l’institution plutôt qu’à une confrontation politique.

