Le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, prévu à New York du 22 au 26 septembre puis le 28 septembre 2026, sera marqué par plusieurs rendez-vous consacrés au climat, au financement, à l’électrification, à l’industrialisation verte et aux océans. Des thématiques qui revêtent une importance particulière pour le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest.
Les questions climatiques et énergétiques occuperont une place importante lors de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies. Le 23 septembre, le Secrétaire général de l’ONU doit convoquer un sommet consacré à l’action climatique, réunissant des chefs d’État et de gouvernement.
Selon le Communiqué, plusieurs dialogues de haut niveau organisés autour de cette rencontre porteront notamment sur le financement climatique, l’électrification, l’adaptation, les océans et l’industrialisation verte. Pour l’Afrique de l’Ouest, ces différents dossiers renvoient directement aux enjeux de financement du développement, de sécurité énergétique et de résilience face aux changements climatiques.
Le financement climatique au premier plan
Deux dialogues consacrés au financement de l’adaptation et au financement climatique sont prévus le 22 septembre, en amont du sommet du lendemain. Plusieurs pays du Sud devraient notamment plaider pour un renforcement des ressources consacrées aux pertes et préjudices, dans la perspective de la COP31.
Les pertes économiques provoquées par les catastrophes climatiques sont estimées, selon le document, à environ 171 milliards de dollars par an. Pour plusieurs pays africains confrontés simultanément à des chocs climatiques récurrents et à des contraintes budgétaires, la question de l’accès à des financements adaptés devrait donc rester centrale.
L’électrification comme levier de développement
Autre dossier majeur : l’accès à l’électricité. Les présidences de la COP31 devraient présenter de nouveaux objectifs mondiaux en matière d’électrification en marge des négociations formelles.
Une initiative intergouvernementale lancée en juin 2026 devrait par ailleurs s’élargir à de nouveaux pays. Elle vise à accélérer l’accès à une électricité abordable et fiable. Un mécanisme pilote de financement des infrastructures d’électrification pourrait également être annoncé pendant la semaine de haut niveau.
Selon le Communiqué, pour l’Afrique de l’Ouest, l’électrification est étroitement liée au développement économique et à la sécurité énergétique, notamment à travers la réduction de la dépendance aux importations de combustibles fossiles.
Industrialisation verte et emplois
L’industrialisation verte figurera également à l’agenda. Un dialogue convoqué par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) est prévu le 24 septembre.
Les discussions devraient porter sur les conditions permettant aux pays du Sud de développer des chaînes de valeur locales autour des énergies renouvelables, plutôt que de rester cantonnés à l’exportation de matières premières.
L’enjeu sera notamment d’examiner le rôle des infrastructures, des compétences et du financement dans la transformation de la transition énergétique en emplois locaux. Pour l’Afrique de l’Ouest, la question sera de savoir dans quelle mesure les investissements dans les énergies renouvelables pourront favoriser une industrialisation locale.
Les océans et la montée du niveau de la mer
Le 24 septembre, les États doivent également adopter une déclaration des Nations Unies sur la montée du niveau de la mer. Un autre dialogue, consacré aux solutions océaniques et notamment au financement des projets liés aux océans, est prévu le 22 septembre.
Ces discussions intéressent particulièrement les villes côtières ouest-africaines, dont Dakar. Elles soulèvent des questions relatives à la résilience côtière, à l’économie bleue et à l’accès à des financements spécifiques.
Cap sur la COP31 et la COP32
Enfin, l’Assemblée générale constituera une étape vers les prochaines grandes échéances climatiques. La COP31 doit se tenir à Antalya, en Turquie, avec des attentes portant notamment sur la clarté et l’ambition des résultats effectivement négociés.
La COP32 est, elle, annoncée pour 2027 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Cette perspective donne une dimension particulière à la diplomatie climatique africaine dès la prochaine Assemblée générale.
Pour les négociateurs et les acteurs de la société civile ouest-africaine, l’enjeu sera notamment de transformer les annonces faites à New York en engagements financiers vérifiables et en actions concrètes, à l’approche de la COP31 puis de la COP32.

