Sénégal : quand la haine d’un homme remplace l’amour d’une Nation. Serigne Habib Ndaw

Quand les intérêts personnels déclare la guerre à l ‘intérêt national.

 

De l ‘opposition des idées à l’obsession d’ Ousmane Sonko

 

Par Serigne Habib Ndaw

 

Le Sénégal vit une situation politique singulière, peut-être même inédite dans son histoire démocratique.

 

Autrefois, les partis politiques s’affrontaient sur des visions, des programmes et des projets de société. Chacun portait une ambition, une doctrine et une espérance pour le pays.

 

Aujourd’hui, un phénomène inquiétant semble s’imposer : la politique se réduit progressivement à une obsession.

 

Être Contre Ousmane Sonko.

 

Comme si les difficultés économiques, le chômage des jeunes, la crise de l’éducation, la dette publique, la souveraineté alimentaire, la santé, l ’emploi et l’industrialisation pouvaient disparaître derrière une seule personne.

 

Le national se rétrécit.

 

Le Sénégal s’efface.

 

L’homme devient le sujet.

 

  1. La Faillite Du Débat Politique

 

L’une des grandes tragédies de notre époque est la disparition progressive des idées.

 

Que proposent réellement ceux qui prétendent incarner une alternative ?

 

Quels sont leurs projets pour l’agriculture ?

 

Pour l’emploi des jeunes ?

 

 

Pour la transformation locale de nos ressources ?

 

Pour la réforme de l ‘état ?

 

Le silence est souvent assourdissant.

 

À défaut de programme on scrute les discours de SONKO.

 

À défaut de projet, on commente ses déplacements.

 

À défaut de vision, on analyse ses silences.

 

La politique devient un commentaire permanent de l’actualité d’un homme.

 

Or aucune nation ne se construit sur l’obsession d’un adversaire.

 

  1. Sonko, Responsable De Tout ?

 

Une étrange mécanique s’est installée.

 

Quand quelque chose va mal, SONKO est désigné.

 

 

Quand quelque chose va bien, SONKO reste le sujet.

 

L’inflation ? Sonko.

 

Les tensions politiques ? Sonko.

 

Les difficultés administratives ? Sonko.

 

Les débats médiatiques ? Toujours Sonko.

 

À force de vouloir faire de lui la source de tous les problèmes, ses adversaires lui accordent paradoxalement une place centrale dans la vie publique nationale.

Ils contribuent eux-mêmes à renforcer son importance.

Car un homme dont tout le monde parle finit toujours par devenir incontournable.

 

  1. Une Opposition Prisonnière De Son Propre Piège

 

La véritable mission d’une opposition n’est pas de détester un homme.

Elle est de convaincre un peuple.

Elle doit proposer mieux.

Faire rêver d’avantage.

Offrir des solutions crédibles.

 

Or lorsqu’une opposition passe plus de temps à combattre une personne qu’à défendre un projet, elle finit par devenir l’ombre de celui qu’elle combat.

 

Son existence dépend alors de son adversaire.

Sa survie politique dépend de son échec.

Et lorsqu’il progresse, elle recule.

C’est le piege dans lequel beaucoup semblent enfermés aujourd’hui.

 

  1. Le Sénégal Oublié

 

Pendant que les querelles politiques occupent l’espace médiatique, les véritables urgences demeurent.

Les paysans attendent.

Les pêcheurs attendent.

Les étudiants attendent.

Les hôpitaux attendent.

Les entrepreneurs attendent.

Les écoles attendent.

Les territoires attendent.

 

Le peuple Sénégalais ne vit pas dans les studios de télévisions ni dans les batailles de réseaux sociaux.

 

Il vit dans les quartiers, les villages, les marchés et les champs.

Et ce peuple attend des solutions, pas des règlements de comptes.

 

  1. La Cabale Qui Produit L’effet Inverse

 

L’histoire politique enseigne une leçon simple :

 

Lorsqu’un homme devient la cible permanente d’attaques politiques, judiciaires, médiatiques et personnelles, une partie de l’opinion finit souvent par le considérer comme une victime.

 

À vouloir abattre Sonko à tout prix, certains ont contribué à le renforcer.

À vouloir le marginaliser, ils l’ont placé au centre du débat national.

 

 

À vouloir l’effacer, ils l’ont rendu incontournable.

La meilleure façon de combattre une idée n’est pas de persécuter son porteur.

C’est proposer une idée meilleure.

 

  1. Derrière L’anti-Sonko, La Défense Des Privilèges ?

 

Une question mérite d’être posée.

Pourquoi une telle mobilisation contre un seul homme ?

Pourquoi tant d’énergie , tant de moyens et tant d’acharnement ?

Parce que le véritable problème n’est peut-être pas Ousmane Sonko lui-même.

Le véritable problème réside dans ce qu’il incarne.

La bonne gouvernance.

 

La transparence.

 

La reddition des comptes.

 

La lutte contre la corruption.

 

La souveraineté nationale.

 

Le patriotisme économique.

 

La fin de l’impunité.

 

Autant de principes qui remettent en cause des intérêts parfois solidement installés depuis des décennies.

 

Car lorsqu’un responsable politique annonce vouloir moraliser la gestion publique, récupérer les ressources nationales, renforcer les institutions et exiger des comptes à tous les gestionnaires, il dérange inévitablement ceux qui prospèrent dans l’opacité.

 

Dès lors, l’opposition à Sonko cesse d’être  purement politique.

 

Elle devient la défense d’avantages acquis, de positions de rente et d’intérêts particuliers menacés par le changement.

 

Le comportement de certains acteurs est d’ailleurs suffisamment éloquent.

 

Au lieu de débattre des réformes proposées, ils s’attaquent systématiquement à l’homme.

Au lieu de répondre aux idées, ils cherchent à discréditer leur porteur.

Comme si l’objectif n’était pas de construire une alternative mais d’empêcher coûte que coûte une transformation profonde de l ‘ÉTAT.

 

Le Sénégal Mérite Mieux

 

Le Sénégal n’a pas besoin d’une politique fondée sur la haine, les rancœurs ou les règlements de comptes.

Il a besoin d’hommes et de femmes capables de parler d’économie, d’éducation, d’agriculture, d’industrie, de souveraineté et de justice sociale.

Que l’on aime ou non Ousmane Sonko, une vérité s’impose :

Aucun Pays Ne Peut Construire Son Avenir En Faisant D’un Homme Le Centre Permanent De Sa Vie Politique .

Une nation grandit lorsqu’elle débat de son destin.

Elle s’affaiblit lorsqu’elle ne débat plus que d’un homme.

 

Et lorsque la politique cesse de servir le peuple pour ne servir que des ambitions personnelles ou claniques, c’est toute la république qui risque de perdre ses repères.

 

Le Sénégal Mérite Mieux Qu’une Guerre D’hommes.

 

Il Mérite Une Confrontation De Visions.

 

Il Mérite Un Projet National

Le Véritable Combat N’est Pas Contre Sonko

Le Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins  .

D’un côté, ceux qui aspirent à une gouvernance plus vertueuse, à une gestion rigoureuse des ressources publiques, à la souveraineté économique et à la restauration de l ‘autorité de l ‘état.

De l ‘autre côté, tous ceux qui, ouvertement ou discrètement,  voient dans ces réformes une menace pour leurs privilèges, leurs réseaux d’influence ou leurs intérêts particuliers.

Voilà pourquoi le débat dépasse largement la personne d’Ousmane Sonko.

Car au fond, le véritable affrontement oppose deux visions du Sénégal.

L’une tournée vers le changement, la responsabilité et l’intérêt général.

L’autre attachée aux anciennes pratiques  , aux calculs personnels et à la préservation des acquis.

L’histoire retiendra que ce ne sont pas les hommes qui ont fait avancer les nations, mais les principes qu’ils ont défendus.

Et lorsque tout un système s’unit pour combattre un homme qui prône la transparence, la souveraineté, la bonne gouvernance et la reddition des comptes, chacun est en droit de se demander :

Qui Protège Réellement Les Intérêts Du Sénégal ?

Et Qui Protège Avant Tout Ses Propres Intérêts ?

Car une chose est certaine :

Lorsqu’un Commence À Réclamer La Vérité, La Justice Et La Bonne Gouvernance, Ceux  Qui Ont Le Plus À Perdre Sont Rarement Les Citoyens Ordinaires.

 

Monsieur

Serigne Habib Ndaw

Patriote Octogénaire Engagé

 

Mail. ndaw.habib45@gmail.com

 

Dakar, Le 18 Juin 2026

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