Sénégal – L’impossible Amnésie :Peut-On Diriger Le Monde En Fuyant Son Propre Bilan ? Par Serigne Habib Ndaw Patriote Octogénaire Engagé

Pour un mémorandum circonstancié adressé sans délai aux instances compétentes de L’ ONU .

 

Il est des ambitions qui forcent le respect.  Et d’autres qui interrogent profondément la conscience collective. La volonté de Macky Sall de briquer le poste de Secrétaire Général de l ‘organisation des Nations unies appartient à cette seconde catégorie.

 

Car enfin, de quoi parle-t-on ?

 

D’un ancien chef d’Etat dont le passage au pouvoir continue de diviser profondément la société Sénégalaise. D’une période marquée par des tensions politiques extrêmes, des épisodes meurtrières lors de manifestations pacifiques, des vagues d’arrestations massives dénoncées par de nombreuses organisations, et des interrogations persistantes sur la gestion des ressources publiques  . Uncarnage financier sans précédent dans l’histoire du Sénégal  .

 

Ces faits, ces accusations, ces contreverses, qu’elles soient établies, contestées ou en attente de clarification judiciaire , ne peuvent être balayés d’un revers de main au nom d’une ambition internationale.

 

Et pourtant, c’est bien une forme d’effacement qui semble aujourd’hui s’installer.

 

Plus grave encore : au lieu d’adopter une posture de retenue et de responsabilité, Macky Sall choisit l’escalade verbale.  Accuser le pouvoir en place de terroriste, disqualifier ses adversaires, jeter l’opprobre sur les institutions nationales, tout cela dans un contexte où il cherche à incarner une autorité morale mondiale – relève d’un paradoxe saisissant, voire d’une contradiction politique majeure. Autant de prises de position difficilement conciliables avec l ‘exigence d’impartialité et de hauteur qu’implique une fonction internationale de premier plan.

 

Car l’ONU n’est pas un refuge. C’est une exigence.

 

On n’y entre pas pour échapper aux questions. On y accéde après y avoir répondu.

 

Face à cette situation, le mutisme relatif des nouvelles autorités Sénégalaises pose problème. Le temps politique n’est pas celui de la justice  – certes . Mais l’inaction prolongée, elle devient un message en soi. Et ce message est dangereux : il laisse prospèrer une narration unilatérale, où celui qui est contesté se présente comme irréprochable.

 

Il est temps de rompre avec cette passivité.

 

L’Etat sénégalais doit reprendre l’initiative. Non pas dans une logique de vengeance, mais dans une exigence de vérité et de dignité nationale. Cela passe par deux impératifs clairs :

 

D’abord, laisser la justice travailler, pleinement, librement, sans pression ni calcul. Les accusations gravent qui entourent l’ancien régime  – qu’elles concernent la gestion des manifestations, la privation de liberté ou les soupçons de dérives financières  – doivent être examinées avec rigueur, transparence et célérité.

 

Ensuite, agir sur le terrain international.  Sans attendre. Un Mémorandum Circonstancié , adressé Sans Délais,  aux instances compétentes de l’ONU, doit exposer les zones d’ombre, rappeler les contreverses, et affirmer une position de principe : On Ne Peut  Prétendre Aux Plus Hautes Fonctions Internationales sans avoir fait la lumière sur son propre passé.

 

Ce n’est pas une cabale  . C’est une exigence démocratique.

 

Le Sénégal ne peut pas se permettre une amnésie sélective . Il ne peut accepter que son histoire récente soit réécrite au gré des ambitions individuelles. Il ne peut pas rester spectateur pendant que se construit, à l’extérieur, un récit déconnecté des réalités vécues par une partie de sa population.

 

La crédibilité d’une nation ne se négocie pas.

 

Et à ceux qui pensent que le temps effacera tout, il faut répondre avec lucidité :

le temps n’efface pas les faits . Il les met à nu .

 

Pas De Poste À L’ONU Sans Vérité Au Sénégal.

 

Le Sénégal N’est Pas Une Parenthèse Que L’on Efface

 

Monsieur

Serigne Habib Ndaw

Patriote Octogénaire Engagé

Mail ndaw.habib45@gmail.com

 

Le 21 Avril 2026

Dieyna SENE
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