Congrès de PASTEF : Sonko réélu et appelle à « organiser durablement la souveraineté du Sénégal »

Reconduit à la présidence de PASTEF-Les Patriotes à l’issue du premier congrès ordinaire du parti, Ousmane Sonko a livré un discours de près de trois heures dans lequel il a retracé le parcours du mouvement depuis sa création en 2014 et fixé les orientations idéologiques et politiques de la majorité au pouvoir. Pour le Premier ministre, la victoire électorale de 2024 n’est qu’une étape dans un projet plus vaste de transformation de l’État sénégalais.

Réunis à Diamniadio, les délégués venus des 553 communes du Sénégal et de la diaspora ont renouvelé leur confiance à Ousmane Sonko à la tête de PASTEF-Les Patriotes. Une marque de confiance que le leader du parti a présentée comme « une responsabilité » plutôt qu’un privilège.

Dans son adresse de clôture, le Premier ministre a insisté sur le caractère historique de ce premier congrès ordinaire, présenté comme une étape charnière dans l’évolution du mouvement né en 2014.

Selon lui, PASTEF est passé du statut de force d’opposition contestataire à celui de parti chargé de conduire une transformation durable du pays. « Nous ne sommes pas réunis pour célébrer une victoire électorale », a-t-il déclaré, estimant qu’une « brèche historique » s’est ouverte avec les élections de 2024.

Le chef du gouvernement a longuement retracé l’ascension de son parti, depuis son entrée à l’Assemblée nationale en 2017 jusqu’à la présidentielle de 2019, puis les victoires électorales de 2024. Il a soutenu que cette progression traduisait l’émergence d’une nouvelle conscience politique au sein de la population sénégalaise.

Pour Sonko, le congrès marque désormais le passage « du mouvement de rupture au parti de transformation historique ». Une évolution qui impose, selon lui, de structurer davantage l’organisation politique afin de pérenniser les changements engagés.

Le leader de PASTEF a également insisté sur la nécessité de maintenir un parti de masse fortement implanté dans les quartiers, les villages, les universités et au sein de la diaspora. À ses yeux, le parti ne doit jamais devenir un simple appareil électoral vivant uniquement au rythme des échéances politiques.

« Organiser la souveraineté » constitue désormais l’objectif central du mouvement, a-t-il affirmé, en appelant les militants à renforcer la formation politique, la discipline interne et l’ancrage populaire du parti.

Michel DIEYE

Author

Michel DIEYE

Up Next

Related Posts