Proxénétisme et séquestration : la Brigade des Mœurs démantèle un réseau à Dakar

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a interpellé cinq individus à Ngor, soupçonnés d’être impliqués dans un réseau de traite de personnes et de proxénétisme. L’enquête, déclenchée après un appel au secours via le numéro vert, a permis de secourir des victimes présumées et de saisir plusieurs produits et accessoires compromettants.
La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a procédé, le 28 février 2026, à l’arrestation de cinq personnes poursuivies pour association de malfaiteurs, traite de personnes, proxénétisme et complicité, exploitation d’un salon de massage sans autorisation, défaut d’inscription au fichier sanitaire, ainsi que détention et usage collectif de chanvre indien.
L’opération fait suite à un signalement jugé critique reçu par la Brigade des Mœurs via le numéro vert. Une jeune fille affirmait avoir été recrutée au Nigeria par une compatriote résidant à Dakar, sous le prétexte d’un emploi légal. À son arrivée au Sénégal, elle aurait été séquestrée puis contrainte à se prostituer.
Les investigations techniques ont permis d’entrer en contact avec une seconde victime présumée. Celle-ci a confirmé les faits, indiquant appartenir à un groupe de quatre jeunes filles exploitées par la présumée proxénète. Cette dernière gérait, selon les enquêteurs, un appartement de deux chambres situé à Ngor, utilisé comme lieu de passe, où elle encaissait l’intégralité des recettes imposées aux victimes.
Les recherches ont conduit les policiers à l’appartement n°18, au quatrième étage d’un immeuble de Ngor. Lors de l’intervention, trois femmes ont été surprises en pleine consommation de chanvre indien.
La perquisition a permis la saisie de trois cornets de chanvre indien, quatorze papiers de conditionnement et onze gélules blanches suspectées d’être de la cocaïne, actuellement en cours d’analyse. Les enquêteurs ont également découvert vingt-sept préservatifs (dont sept usagés), des stimulants sexuels, des lubrifiants, des huiles de massage et divers accessoires sexuels.
Confrontées aux éléments matériels, les mises en cause ont reconnu les faits, selon la Police. L’ensemble des suspects a été placé en garde à vue. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications de ce réseau de traite transfrontalière.
La Police nationale rappelle sa disponibilité et invite la population à signaler toute information utile en appelant gratuitement le 800 00 17 00.

Saphiétou Mbengue
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