Après plusieurs années sans alerte majeure, la Côte d’Ivoire fait face à une résurgence de la grippe aviaire. Un foyer détecté dans la région du Gontougo a déjà causé la mort de milliers de volailles.
La Côte d’Ivoire est confrontée à une nouvelle alerte sanitaire dans son secteur avicole, avec la détection d’un foyer de grippe aviaire hautement pathogène dans une exploitation située à Koun-Fao, dans la région du Gontougo. L’information, rapportée par Agence Ecofin, s’appuie sur un signalement officiel transmis à l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).
Selon Agence Ecofin, près de 95 000 volailles ont déjà succombé à l’infection, dont l’origine demeure pour l’instant inconnue. Le virus identifié est le H5N1, une souche particulièrement virulente, réputée pour provoquer des taux de mortalité très élevés dans les élevages, qu’ils soient industriels ou traditionnels.
Cette réapparition intervient après une période de relative accalmie. Le pays n’avait plus enregistré de foyer majeur depuis 2021, année marquée par une épizootie ayant touché notamment Grand-Bassam. À l’époque, plus de 600 000 volailles avaient été abattues, occasionnant des pertes estimées à plus de 3 milliards de francs CFA.
Avant cela, rappelle Agence Ecofin, d’autres épisodes avaient déjà affecté le pays, notamment en 2015, avec des campagnes d’abattage préventif ayant concerné plus de 200 000 oiseaux, selon des données de la FAO.
Au-delà des pertes immédiates, ce nouvel épisode pourrait avoir des conséquences économiques importantes. Il pourrait entraîner un renforcement des mesures sanitaires, des coûts supplémentaires liés à la désinfection et à la surveillance, mais aussi des perturbations dans les circuits d’approvisionnement en produits avicoles.
Les autorités sanitaires restent en alerte, alors que les prochains jours seront déterminants pour savoir s’il s’agit d’un cas isolé ou du début d’une nouvelle épizootie susceptible de freiner la dynamique de croissance du secteur. Ces dernières années, la filière avicole ivoirienne a connu une expansion significative, avec un cheptel passé de près de 57 millions de têtes à plus de 149 millions en 2024.
Dans ce contexte, la vigilance s’impose, tant pour préserver les acquis économiques que pour limiter les risques de propagation de cette maladie aux conséquences potentiellement dévastatrices pour toute la sous-région.

