Le mardi 21 avril 2026 devraient, en principe, débuter les auditions des candidat(e)s au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. Selon Madieye Mbodj, Vice-président de Pastef-Les Patriotes , si la candidature de l’ancien président Macky Sall avait été portée officiellement par son propre pays, le Sénégal, comme il l’aurait laissé entendre au départ, nul doute qu’avec un soutien explicite et assumé du continent africain, elle aurait eu un sens et une portée considérables, ainsi que de réelles chances d’aboutir favorablement.
Cependant, note-il, malgré les appels insistants de l’opposition sénégalaise dite « démocratique et républicaine », relayés par une frange de la société civile, en faveur d’un soutien à cette candidature, une partie de l’opinion rejette cette perspective. Ces voix critiques dénoncent notamment une organisation internationale perçue comme de plus en plus incapable de s’affranchir de certaines influences géopolitiques dominantes.
Dans cette optique, certains estiment que le peuple sénégalais et ses autorités ne sauraient se plier à des pressions, lobbies ou injonctions extérieures pour soutenir la candidature d’un ancien chef d’État sous le magistère duquel, selon eux, les libertés démocratiques auraient été gravement atteintes et les principes de bonne gouvernance mis à mal.
Madieye Mbodj, Vice-président de Pastef-Les Patriotes souligne que les détracteurs de cette éventuelle candidature évoquent notamment les événements liés aux manifestations politiques, marquées par des pertes en vies humaines, des arrestations massives, ainsi que la dissolution du parti PASTEF. Ils s’interrogent dès lors sur l’opportunité d’un soutien national à une candidature perçue, par certains, comme une quête de protection ou d’impunité.
Dans ces conditions, ajoute-il, la question se pose : peut-on demander aux citoyens de faire abstraction de ces griefs internes au nom d’un « soutien patriotique » à un compatriote engagé dans une compétition internationale ? Faut-il, par ailleurs, établir une séparation stricte entre considérations nationales et ambitions internationales ?
Pour les opposants à cette démarche, Macky Sall reste libre de solliciter d’autres appuis à l’international, notamment auprès de ses réseaux diplomatiques. Comme le rappelle un proverbe wolof : « Avant de juger des qualités d’une personne, il convient de s’enquérir de l’avis de ses proches. »
Enfin, conclut-il, certains estiment que, dans l’hypothèse où une telle candidature aboutirait sans l’adhésion claire du pays d’origine, elle risquerait de souffrir d’un déficit de légitimité, tant sur le plan symbolique que politique.

