Au terme de la deuxième journée de grève générale, organisée le jeudi 22 octobre 2026, le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) annonce la poursuite du mouvement pour 24 heures supplémentaires. Le front syndical revendique un taux de participation supérieur à 92 % dans les différents secteurs et entend contester devant la Cour suprême les réquisitions qu’il juge illégales à la Senelec et à Dakar Dem Dikk.
Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) maintient la pression sur les autorités. Dans son deuxième communiqué relatif à la grève générale de 72 heures, le mouvement syndical se félicite de la forte mobilisation enregistrée à travers le pays et annonce la reconduction du mouvement pour ce vendredi 23 octobre. Selon le FSDT, cette nouvelle journée de grève doit permettre aux travailleurs de poursuivre leur combat pour la satisfaction de leurs revendications.
Après avoir fait état d’un taux de participation de 90 % lors de la première journée, le front syndical affirme que la mobilisation s’est renforcée malgré les réquisitions prises dans certains secteurs. Pour la deuxième journée, le 22 octobre, il avance un taux de paralysie supérieur à 92 % dans l’ensemble des secteurs concernés. Le FSDT y voit une illustration de la détermination des travailleurs à maintenir la pression sur les pouvoirs publics.
Le mouvement syndical dénonce particulièrement les réquisitions appliquées à la Senelec et à Dakar Dem Dikk, qu’il considère comme illégales. Il annonce, à cet effet, son intention de saisir la Cour suprême pour contester ce qu’il qualifie de violation des droits fondamentaux. Le front invoque notamment l’article 25 de la Constitution ainsi que les conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Parallèlement à cette offensive juridique, le FSDT entend maintenir la mobilisation sur le terrain. Une journée nationale de mobilisation et d’évaluation est prévue ce vendredi 23 octobre à partir de 10 heures, à la Bourse du travail de la CNTS. Cette rencontre doit permettre aux organisations concernées de faire le point sur le mouvement et d’apprécier les perspectives de la lutte syndicale.
Le front se dit toutefois disposé à poursuivre les discussions en vue d’une sortie de crise. Il salue notamment l’intervention du président du Haut Conseil du dialogue social, qui a facilité une rencontre, dans l’après-midi du jeudi 22 octobre, avec le ministre de la Fonction publique. Selon le FSDT, ce dernier a exprimé sa disponibilité à renouer le dialogue afin de rechercher des solutions à la crise.
Le FSDT a également salué les efforts de médiation des Ambassadeurs de la paix et du diaraf Djibril Sène, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction des revendications des travailleurs et travailleuses. La grève se poursuit donc pour les prochaines 24 heures, sur fond de mobilisation syndicale et d’ouverture annoncée à la négociation.

