À Ziguinchor, une affaire de viol sur mineure suivie de grossesse plonge une famille dans l’effroi et relance le débat sur la protection des enfants dans les espaces communautaires.
L’émotion reste vive dans le quartier Kandé à Ziguinchor après la révélation d’un viol sur mineure ayant conduit à une grossesse de quatre mois. Selon le quotidien Le Témoin, qui rapporte les faits, l’affaire met en lumière la vulnérabilité persistante des adolescentes face aux violences sexuelles.
Tout part d’une inquiétude maternelle. Constatant un changement de comportement chez sa fille, une mère alerte après une absence prolongée de règles. Les examens médicaux confirment l’impensable : la jeune fille de 14 ans est enceinte de seize semaines, précise Le Témoin. Une plainte est immédiatement déposée, déclenchant l’ouverture d’une enquête par le Commissariat central de Ziguinchor.
Le récit de la victime retrace des faits survenus en décembre 2025, lors d’une activité de nettoyage organisée dans une école primaire du quartier. Profitant de l’obscurité et de l’isolement, un homme aurait manipulé l’adolescente avant de l’entraîner dans l’enceinte scolaire où il l’aurait violée. Après les faits, il lui aurait remis une somme dérisoire de 500 FCFA pour son transport.
Interpellé le 20 avril 2026, le suspect a reconnu les faits lors de sa garde à vue, tout en évoquant une prétendue relation consentie, un argument juridiquement irrecevable au regard de la loi sénégalaise qui protège strictement les mineures de moins de 16 ans.
La victime bénéficie désormais d’un suivi psychosocial assuré par l’Action éducative en milieu ouvert (AEMO). Quant au mis en cause, il devrait être présenté au procureur de la République dans les prochains jours.
Au-delà de la procédure judiciaire, ce drame relance le débat sur la sécurisation des établissements scolaires et la nécessité de briser le silence autour des violences sexuelles, comme le souligne Le Témoin, qui insiste sur l’urgence d’une mobilisation collective.

