Un réalisateur de documentaires et de clips vidéo a été arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être déféré au parquet pour violences sur ascendant. Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, sa mère l’accuse de l’avoir violemment battue puis séquestrée dans sa chambre.
Selon le quotidien Libération, une affaire de violences familiales particulièrement grave a conduit à l’interpellation d’un homme de 37 ans, identifié sous les initiales E. S. M. Ba, réalisateur de documentaires et de clips vidéo domicilié à Guédiawaye.
D’après Libération, les faits remontent au 16 juin dernier. La victime, M. F. Ndiaye, explique avoir demandé à une femme de type européen, présente dans l’appartement de son fils situé au deuxième étage de la maison familiale, de quitter les lieux.
Peu après, son fils serait descendu jusque dans sa chambre, au premier étage, où il l’aurait insultée avant de proférer des menaces de mort. La plaignante affirme que son agresseur a fermé les fenêtres afin d’empêcher les voisins d’intervenir avant de la rouer de coups au visage et sur plusieurs parties du corps.
Toujours selon Libération, après l’agression, le mis en cause aurait enfermé sa mère à double tour dans sa chambre. Ce n’est qu’à la suite des appels au secours entendus par son petit-fils que la victime a pu être secourue puis transportée à l’hôpital. Les médecins lui ont délivré un certificat médical faisant état d’une incapacité temporaire de travail de plus de quinze jours.
La mère affirme également que son fils est coutumier des violences. Elle soutient qu’il l’avait récemment menacée avec un couteau afin d’obtenir de l’argent.
Entendu par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles, E. S. M. Ba a reconnu une partie des faits. Il a expliqué son comportement par une accumulation de frustrations envers sa mère, estimant ne pas bénéficier de suffisamment de considération. Il a toutefois présenté ses excuses et promis de ne plus reproduire de tels agissements.
Déféré au parquet mercredi dernier, il est poursuivi pour injures et violences sur ascendant. L’affaire devra désormais être examinée par la justice.
Comme le rapporte le quotidien Libération, cette procédure illustre une nouvelle fois la fermeté affichée par les autorités judiciaires face aux violences exercées au sein de la cellule familiale.

