Prix à la pompe : Aldiouma Sow défend l’arbitrage budgétaire du gouvernement et dénonce une « manipulation » de Pastef

La polémique autour de la hausse des prix des carburants se poursuit. Aldiouma Sow, membre exécutif de Kiiraay – Les Patriotes Républicains et coordonnateur de la coalition Diomaye Président, est monté au créneau pour défendre la décision gouvernementale et répondre aux critiques venues notamment de Pastef.

Dans une publication sur le réseau social X, Aldiouma Sow accuse ses adversaires politiques de présenter l’ajustement des prix comme une simple décision dictée par des contraintes politiques ou par les exigences du FMI. Il dénonce ce qu’il qualifie de « manipulation » et de « désinformation ».

Pour le responsable politique, l’évolution des prix doit d’abord être replacée dans le contexte du marché pétrolier international. « Le prix du baril de pétrole n’est pas fixé à Dakar », rappelle-t-il, soulignant l’impact de la hausse des cours mondiaux, notamment dans le contexte de la crise au Moyen-Orient, ainsi que celui de l’appréciation du dollar.

Aldiouma Sow relève que plusieurs pays sont confrontés à des tensions similaires sur les prix des produits pétroliers. Il cite notamment la Côte d’Ivoire, le Mali, le Burkina Faso, l’Inde et la Chine.

Au-delà de la conjoncture internationale, le responsable de Kiiraay insiste sur les conséquences budgétaires de la décision. Selon les chiffres qu’il avance, l’ajustement permettrait à l’État de réaliser environ 9,7 milliards de FCFA d’économies chaque mois.

Ces économies devraient, selon lui, contribuer à préserver les crédits consacrés à plusieurs secteurs prioritaires, notamment la santé, l’éducation, la sécurité et l’agriculture.

Aldiouma Sow rappelle également que la décision ne signifie pas la suppression totale de la subvention. L’État continuerait à prendre en charge une partie du prix de chaque litre de carburant vendu.

Le responsable politique s’en prend enfin vivement à la stratégie de communication de ses adversaires, qu’il accuse de recourir à une approche populiste fondée sur la simplification des enjeux économiques et la confusion entre les contraintes budgétaires et les choix politiques.

Pour Aldiouma Sow, le débat sur les carburants doit ainsi être replacé dans une perspective plus large, celle des arbitrages auxquels l’État est confronté pour préserver ses finances tout en maintenant ses dépenses dans les secteurs sociaux prioritaires.

Michel DIEYE

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