Tricycles, diplômes et capacité d’accueil des hôpitaux : Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement

Le député Guy Marius Sagna a annoncé avoir saisi le gouvernement de trois préoccupations soulevées par des citoyens. Dans une publication, l’élu revient notamment sur la réglementation des tricycles, le retard dans la délivrance de diplômes d’État à des infirmiers et sages-femmes, ainsi que les difficultés rencontrées par les malades à la recherche d’une place dans les structures sanitaires.

La première question écrite concerne la circulation des tricycles. Guy Marius Sagna fait notamment référence au décès récent de Mansour Diouf, victime d’un accident impliquant un tricycle et un camion. Pour le député, ce drame doit relancer le débat sur l’encadrement de ces véhicules.

Il interroge ainsi le gouvernement sur leur conformité aux règles en vigueur : rétroviseurs, plaques d’immatriculation, documents administratifs, transport de bagages ou encore respect du Code de la route. Il s’interroge également sur les conditions d’accès à la conduite des tricycles et des deux-roues.

Le député estime que la mort de Mansour Diouf doit servir d’électrochoc et pousser les autorités à renforcer les mesures destinées à prévenir les accidents et à sauver des vies.

Dans sa deuxième interpellation, Guy Marius Sagna se penche sur la situation des infirmiers et sages-femmes diplômés d’État de la deuxième session de l’Approche par compétences (APC) de 2018. Selon lui, ces professionnels attendent toujours leurs diplômes, huit ans après leur formation.

Le retard serait lié, non pas à un problème de validation académique, mais à la signature et à la délivrance des documents administratifs. Une situation qui, d’après le député, compromet l’insertion professionnelle des concernés, leur participation aux concours et aux recrutements.

La troisième question porte sur la capacité d’accueil des établissements sanitaires. Guy Marius Sagna évoque le cas d’une ambulance qui aurait dû se rendre successivement à l’hôpital Principal, Abass Ndao, au CTO et à l’hôpital de Pikine avant de prendre la direction de Dalal Diam, faute de place disponible.

Face à cette situation, le député demande au ministre de la Santé quelles dispositions existent pour permettre aux structures sanitaires de connaître en temps réel leurs capacités d’accueil et d’orienter efficacement les patients.

Il souhaite également connaître le nombre de places disponibles dans les structures de santé par département et par région, ainsi que les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en la matière. Il demande enfin au gouvernement quelles mesures il compte prendre pour résorber l’éventuel déficit.

À travers ces trois questions écrites, Guy Marius Sagna affirme vouloir porter auprès du gouvernement les préoccupations exprimées par les citoyens et invite ces derniers à continuer à lui faire parvenir leurs alertes et suggestions.

Michel DIEYE

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