À quelques semaines de la Tabaski 2026, le mouvement citoyen Thiès d’Abord exprime ses inquiétudes face à la hausse du coût de la vie et à l’augmentation continue des prix des moutons. L’organisation appelle les autorités à agir rapidement afin d’éviter une aggravation des tensions sociales.
Le mouvement citoyen Thiès d’Abord a lancé une alerte sur les difficultés économiques qui pèsent sur les ménages sénégalais à l’approche de la Tabaski 2026.
Dans un communiqué relayé par le quotidien EnQuête, le président du mouvement, Habib Vitin, évoque une pression financière de plus en plus forte liée à la hausse généralisée des prix des produits de première nécessité, des transports, de la santé et de l’éducation.
Selon le mouvement, cette situation est aggravée par l’envolée des prix des moutons dans plusieurs marchés du pays. Certains animaux dépasseraient désormais les 150 000 francs CFA, rendant le sacrifice religieux difficilement accessible pour de nombreuses familles.
Le mouvement Thiès d’Abord estime que cette tendance risque d’accentuer les fractures sociales autour d’une fête religieuse traditionnellement marquée par la solidarité et le partage.
Le communiqué attire également l’attention sur les problèmes de sécurité dans plusieurs zones d’élevage. Vols de bétail, actes de banditisme et insécurité grandissante préoccupent les éleveurs et les commerçants.
Cité par le quotidien EnQuête, Habib Vitin considère que ces difficultés traduisent surtout les déséquilibres structurels de la filière de l’élevage, confrontée à la hausse des coûts de production et à un accompagnement jugé insuffisant.
Le mouvement redoute en outre les répercussions des difficultés économiques au Mali, principal fournisseur de moutons du Sénégal pendant la période de Tabaski. Une situation qui pourrait accentuer les tensions sur l’approvisionnement et provoquer une nouvelle hausse des prix.
Face à ces inquiétudes, Thiès d’Abord appelle l’État à renforcer la sécurité dans les zones d’élevage et les points de vente, à réduire les coûts de l’aliment de bétail et à mieux encadrer les prix afin de préserver le pouvoir d’achat des consommateurs.
Le mouvement insiste enfin sur la nécessité d’anticiper les impacts des tensions sous-régionales afin d’éviter que la Tabaski ne devienne, selon ses termes, “le symbole d’une fracture sociale”.

