Neuf ans après les démolitions qui ont bouleversé leur vie, les 1 085 victimes regroupées au sein du GIE « Tivaouane-Peul Recasement 02 » demandent l’intervention du président Bassirou Diomaye Faye pour accélérer leur recasement sur une assiette foncière de 20 hectares promise par l’État. Elles dénoncent des lenteurs administratives qui entretiennent leur précarité et leur insécurité foncière.
Les victimes des démolitions survenues en 2017 à Tivaouane-Peul ont décidé de porter leur combat au plus haut sommet de l’État. Selon le quotidien L’As, elles ont adressé une lettre ouverte au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin de solliciter son arbitrage dans un dossier qui peine à connaître son épilogue malgré plusieurs décisions administratives déjà prises.
À travers leur secrétaire général, Demba Khary Diaw, les membres du GIE « Tivaouane-Peul Recasement 02 » rappellent qu’à la suite des opérations de démolition, l’État avait retenu en 2019 le principe de leur recasement sur une superficie de 20 hectares prélevée sur le titre foncier n°6435/R de l’État du Sénégal.
Selon L’As, plusieurs démarches administratives avaient été engagées pour concrétiser cette décision, notamment l’autorisation de lotir, les procédures auprès des services des Domaines et l’inscription d’une prénotation destinée à protéger les droits des bénéficiaires en attendant la finalisation du processus.
Le collectif souligne qu’un état des lieux réalisé par les services compétents a confirmé l’occupation effective d’une partie du site par les bénéficiaires et identifié les mesures restantes pour régulariser définitivement leur situation. Cependant, les victimes regrettent que les décisions attendues des services des Domaines n’aient toujours pas été matérialisées.
Cette situation alimente une profonde inquiétude parmi les familles concernées. Les bénéficiaires craignent notamment les conséquences de la procédure engagée par la SIPRES devant le Tribunal de grande instance de Rufisque pour obtenir la rétractation de la prénotation, considérée aujourd’hui comme leur principale protection juridique.
Face à ce qu’elles qualifient de « lenteurs administratives excessives », les victimes estiment que les acquis obtenus au terme de plusieurs années de démarches pourraient être remis en cause. Elles rappellent que leur unique revendication consiste à voir appliquer les décisions déjà prises par l’État.
Dans leur appel au chef de l’État, elles demandent une intervention rapide afin de sécuriser définitivement leur recasement et de mettre un terme à une situation qui dure depuis près d’une décennie

