L’Alliance Jëf Jël a réagi à la décision rendue le 17 juin 2026 par le Conseil constitutionnel concernant le recours introduit par dix-huit députés de l’opposition contre la décision du Bureau de l’Assemblée nationale ayant acté l’intégration d’Ousmane Sonko comme député.
Dans un communiqué publié le 18 juin, la formation politique affirme prendre acte de la décision des juges constitutionnels tout en rappelant son attachement au respect de l’État de droit et à l’autorité des décisions de justice.
Toutefois, Jëf Jël estime que l’arrêt rendu ne constitue pas une validation de la réintégration du leader du Pastef. Selon le parti, le Conseil constitutionnel s’est limité à constater son incompétence pour connaître de l’affaire, sans se prononcer sur le fond des questions soulevées.
L’organisation considère ainsi qu’une déclaration d’incompétence ne saurait être assimilée à une approbation juridique de l’acte contesté.
Dans son analyse, Jëf Jël souligne également que le Conseil constitutionnel a qualifié la décision du Bureau de l’Assemblée nationale d’« acte administratif » interne ne participant pas directement au processus électoral. Pour le parti, cette qualification ouvre clairement la voie à un contentieux devant la Chambre administrative de la Cour suprême.
L’Alliance appelle dès lors les députés à l’origine du recours à poursuivre la procédure judiciaire en introduisant un recours pour excès de pouvoir devant la haute juridiction administrative.
« Le combat pour la République est un marathon juridique et politique », affirme notamment le communiqué, qui privilégie la voie institutionnelle pour le règlement du différend.
Pour Jëf Jël, la défense des principes républicains doit s’exercer dans le respect des procédures légales et devant les juridictions compétentes. Le parti assure qu’il continuera à suivre de près l’évolution de cette affaire qu’il considère comme importante pour le fonctionnement des institutions démocratiques.

