Les autorités saoudiennes ont engagé une profonde réforme de l’organisation du Hadj 2027, obligeant désormais les différents acteurs du pèlerinage à anticiper l’ensemble des opérations plusieurs mois à l’avance.
D’après Sud Quotidien, ces nouvelles dispositions ont été présentées jeudi par le Regroupement national des organisateurs privés pour le Hajj et la Oumra au Sénégal (RENOPHUS) lors d’une conférence de presse organisée à l’issue de son assemblée générale, qui a porté Cheikh Bamba Dioum à la tête de l’organisation. Selon Sud Quotidien, ces changements marquent une rupture avec les pratiques habituelles de préparation du pèlerinage.
Selon les explications fournies par le nouveau président du RENOPHUS, les réformes concernent aussi bien le calendrier que les procédures administratives et logistiques. Désormais, les inscriptions des futurs pèlerins, les contrats d’hébergement, la sélection des prestataires ainsi que la réservation des billets d’avion devront être finalisés beaucoup plus tôt. Les échéances financières sont également avancées, tandis que les préparatifs de l’édition suivante commenceront dès la clôture du pèlerinage en cours.
Le journal souligne que face à cette nouvelle organisation, le RENOPHUS invite les candidats au Hadj à respecter rigoureusement les nouveaux délais afin d’éviter tout désagrément. L’organisation plaide également pour un renforcement du mécanisme de préfinancement assuré par la Banque islamique, estimant que cette mesure permettrait aux voyagistes de satisfaire les exigences imposées par Riyad. Elle souhaite aussi voir d’autres établissements financiers participer à cet effort.
Le regroupement réitère par ailleurs les recommandations issues des concertations nationales sur le Hadj, notamment celle prévoyant qu’Air Sénégal transporte la moitié des pèlerins sénégalais, l’autre moitié étant confiée aux compagnies aériennes régulières.
Autre préoccupation soulevée : le volet sanitaire. Le RENOPHUS recommande à la Délégation générale au pèlerinage d’engager les visites médicales dès la seconde quinzaine de novembre afin d’éviter les retards constatés lors de l’édition 2026.
Toujours selon Sud Quotidien, le calendrier arrêté par les autorités saoudiennes fixe plusieurs échéances incontournables : le paiement intégral des frais devra intervenir au plus tard le 24 décembre 2026, les inscriptions prendront fin le 28 janvier 2027 et les derniers visas devront être délivrés avant le 9 mars 2027.

