Le député Guy Marius Sagna affirme avoir adressé une question écrite au gouvernement afin d’obtenir des explications sur ce qu’il présente comme un possible système frauduleux de « paiements de secours » transitant par des comptes liés au Trésor public. L’élu demande qu’une enquête soit menée pour vérifier les faits rapportés par plusieurs citoyens.
Guy Marius Sagna dans un post relayé hier, affirme avoir saisi officiellement le gouvernement à travers une question écrite portant sur l’existence présumée d’un réseau frauduleux impliquant des « paiements de secours » effectués au nom du Trésor public.
Dans une publication rendue publique, l’élu explique avoir été contacté par plusieurs citoyens qui disent avoir reçu, à deux reprises en 2026, des virements de 500 000 francs CFA via Wave présentés comme des aides accordées à l’occasion du Ramadan puis de la Tabaski.
Selon les témoignages relayés par le parlementaire, les bénéficiaires auraient ensuite été invités à restituer les sommes reçues. Certains s’y seraient conformés lors de la première opération, tandis que d’autres auraient refusé lors de la seconde, jugeant la démarche suspecte.
Guy Marius Sagna indique avoir transmis au gouvernement les numéros utilisés pour ces transferts, précisant que l’un d’eux serait enregistré sous le nom de la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT). Il affirme également disposer d’éléments mentionnant des virements libellés « paiement secours ».
Le député demande ainsi au ministre concerné de vérifier si ces faits révèlent l’existence d’un réseau organisé susceptible de détourner des fonds publics sous couvert d’aides destinées aux fêtes religieuses. Il assure que les personnes concernées se tiennent à la disposition des autorités pour contribuer à toute enquête.
À travers cette démarche, Guy Marius Sagna appelle le gouvernement à faire toute la lumière sur ces allégations afin d’établir les responsabilités éventuelles et de préserver l’intégrité de la gestion des deniers publics. Il convient toutefois de souligner qu’à ce stade, ces accusations relèvent d’allégations formulées par le député et n’ont pas fait l’objet de conclusions officielles des autorités compétentes.

