Mission en Guinée-Bissau : la CEDEAO balaie les accusations de corruption et dénonce des informations « totalement fausses » visant sa délégation

Le Comité des chefs d’état-major de la défense de la CEDEAO rejette fermement les accusations relayées contre sa délégation en mission en Guinée-Bissau. L’organisation régionale parle d’allégations sans fondement et rappelle que la mission s’est déroulée dans un climat de coopération avec les autorités bissau-guinéennes.

Le Comité des chefs d’état-major de la défense (CCDS) de la CEDEAO a fermement rejeté les accusations de corruption visant certains membres de sa délégation ayant séjourné en Guinée-Bissau du 19 au 23 juin 2026.

Dans un communiqué relayé par APA, l’organisation affirme qu’aucun membre de la mission n’a été approché, sollicité ou impliqué dans une quelconque tentative de corruption ou d’influence durant son déplacement officiel.

Le CCDS qualifie les informations diffusées dans certains médias et sur les réseaux sociaux de « totalement fausses », « infondées » et dépourvues de tout élément factuel.

Selon le communiqué, aucune plainte n’a été enregistrée ni par la délégation, ni par la Mission d’appui à la stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ESSMGB), ni par l’hôtel Bissau Royal qui hébergeait les responsables militaires.

Les autorités du Conseil national de transition de Guinée-Bissau ainsi que la direction de l’établissement hôtelier ont également démenti publiquement ces accusations, précisant que le séjour de la délégation s’était déroulé normalement.

Toujours selon APA, la mission avait pour objectif de mener des consultations avec les autorités de transition sur la mise en œuvre du mandat révisé de l’ESSMGB, les modalités de son retrait progressif ainsi que les questions liées à la stabilité politique et sécuritaire du pays.

Le Comité a réaffirmé son attachement aux principes de professionnalisme, de transparence et de responsabilité, tout en invitant les médias à faire preuve de rigueur dans le traitement des informations relatives à la sécurité régionale.

Parallèlement, le Conseil national de transition de Guinée-Bissau a annoncé l’ouverture d’une procédure judiciaire contre la journaliste Paula Borges, accusée d’avoir diffusé les premières informations à l’origine de cette controverse.

Cette mission intervient alors que la Guinée-Bissau demeure engagée dans une transition politique. Les autorités de transition ont fixé les prochaines élections présidentielle et législatives au 6 décembre 2026, tandis que la CEDEAO poursuit ses efforts en faveur du rétablissement de l’ordre constitutionnel.

Momar Diack SECK
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