Lutte contre la corruption-Justice climatique : Transparency International appelle à renforcer la transparence des financements

Un an après l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur les obligations climatiques des États, Transparency International estime que le principal défi réside désormais dans la traduction des principes juridiques en actions concrètes et transparentes au profit des populations les plus exposées.

La reconnaissance des obligations des États face au changement climatique constitue une avancée majeure. Mais pour Transparency International, la bataille est loin d’être terminée.

L’organisation rappelle qu’un an après l’avis consultatif historique rendu par la Cour internationale de Justice, les pays les plus vulnérables continuent de subir les conséquences d’une crise climatique dont ils ne sont que faiblement responsables.

Les États insulaires du Pacifique, à l’image de Vanuatu ou des Fidji, figurent parmi les plus exposés aux effets du réchauffement climatique alors qu’ils contribuent à moins de 1 % des émissions mondiales.

Pour Transparency International, la question centrale est désormais celle du financement climatique. Malgré les engagements internationaux, les mécanismes permettant d’accéder aux fonds demeurent souvent complexes et peu adaptés aux capacités administratives des petits États insulaires.

L’organisation met également en garde contre les risques de mauvaise gouvernance liés à l’augmentation des flux financiers destinés à la lutte contre le changement climatique.

Selon elle, les grands projets d’infrastructures, les procédures d’urgence et la multiplication des intermédiaires peuvent créer des failles en matière de contrôle et de redevabilité.

Alors que la communauté internationale ambitionne de mobiliser jusqu’à 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour le climat, Transparency International estime qu’une attention particulière doit être accordée à la transparence et à l’efficacité de l’utilisation de ces ressources.

L’organisation appelle ainsi à faire du financement climatique un instrument réellement accessible aux populations les plus vulnérables et non un simple engagement politique.

Pape Ismaïla CAMARA
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