Les Forces Vives de Guinée (FVG) ont publié, le 3 août 2026 à Conakry, une déclaration dans laquelle elles dressent un tableau particulièrement critique de la situation politique du pays et réaffirment leur opposition au processus institutionnel conduit par les autorités de transition.
Dans leur communiqué, les FVG estiment que la Guinée traverse une crise politique majeure qui, selon elles, remet en cause les acquis démocratiques, fragilise l’unité nationale et menace la cohésion sociale. Elles considèrent que le pays connaît une profonde dégradation de la gouvernance depuis le changement de pouvoir intervenu le 5 septembre 2021.
Les Forces Vives accusent les autorités dirigées par le général Mamadi Doumbouya de gouverner dans un climat de répression, de restrictions des libertés publiques et de violations des droits humains. Leur déclaration évoque notamment des arrestations, des disparitions, des actes de torture, des décès en détention, ainsi que des limitations imposées aux médias, aux manifestations publiques et à plusieurs formations politiques.
Le regroupement politique affirme également que les consultations électorales et référendaires organisées dans ce contexte ne sauraient, selon lui, traduire l’expression libre de la volonté populaire. Les FVG estiment que ces processus visent essentiellement à légitimer le maintien du pouvoir par les autorités issues du coup d’État militaire de septembre 2021.
À ce titre, elles annoncent ne pas reconnaître les résultats des consultations électorales qu’elles qualifient de contraires aux engagements pris lors de la transition ainsi qu’aux obligations internationales de la Guinée. Elles rejettent également les institutions qui en sont issues, considérant qu’elles ne reflètent pas un véritable retour à l’ordre constitutionnel.
Les Forces Vives de Guinée lancent par ailleurs un appel à l’ensemble des citoyens qu’elles qualifient de patriotes afin de poursuivre la mobilisation pour le rétablissement des libertés fondamentales, de la démocratie et de l’État de droit. Elles invoquent notamment les dispositions de l’article 25, alinéa 4, de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, selon lesquelles les auteurs de changements anticonstitutionnels ne devraient pas participer aux élections destinées à restaurer l’ordre démocratique ni exercer des responsabilités politiques dans les institutions issues de cette transition.
En conclusion, les FVG réaffirment leur volonté de poursuivre leur combat politique jusqu’au rétablissement de la souveraineté populaire et d’un ordre constitutionnel qu’elles estiment conforme aux engagements initiaux de la transition.

