Grève du SAMES : le CHR de Saint-Louis paralysé, seules les urgences assurées

Le mot d’ordre de grève nationale de 48 heures décrété par le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES), les 16 et 17 septembre, a été largement suivi au Centre hospitalier régional (CHR) de Saint-Louis. Médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes ont cessé leurs activités, tout en maintenant la prise en charge des urgences et des malades hospitalisés.

À Saint-Louis, le mouvement de grève lancé par le SAMES n’a pas connu de demi-mesure. Au Centre hospitalier régional, les blouses blanches ont massivement répondu à l’appel du syndicat, entraînant un fonctionnement au ralenti de l’établissement. Le service minimum reste toutefois assuré afin de garantir la continuité des soins essentiels.

Selon Quotidien Le Témoin, tous les médecins du CHR ont observé le mot d’ordre. Une situation confirmée par le Dr Mamadou Mbengue, secrétaire général de la section SAMES de l’établissement. « Au niveau national comme ici à Saint-Louis, nous observons un mouvement largement suivi. Au CHR de Saint-Louis, tous les médecins observent le mot d’ordre de grève », a-t-il expliqué.

Le syndicaliste précise néanmoins que les dispositions nécessaires ont été prises pour éviter une rupture de la prise en charge des patients les plus vulnérables. Les urgences sont ainsi assurées et les malades déjà hospitalisés continuent de recevoir des soins.

Derrière cette mobilisation, le SAMES met en avant une plateforme revendicative déposée depuis 2023 et qui, selon le syndicat, n’aurait pas connu les avancées attendues. Le Dr Mbengue estime que le changement de régime avait conduit les médecins à faire preuve de patience, le temps que les nouvelles autorités prennent connaissance des dossiers. Mais, affirme-t-il, la lenteur observée dans leur traitement a fini par nourrir la frustration.

Les revendications portent principalement sur l’amélioration des conditions de travail. Les professionnels de santé dénoncent notamment l’insuffisance des plateaux techniques ainsi qu’un déficit de personnel paramédical qualifié. Des difficultés qui, selon le SAMES, affectent directement la qualité du service rendu aux populations.

« Nous sommes en contact direct avec les populations et nous sommes souvent indexés pour la qualité de nos services, alors que cela est dû, tout simplement, à la précarité de nos conditions de travail », déplore le responsable syndical.

Quotidien Le Témoin rapporte également que les grévistes réclament le respect des droits des médecins, estimant subir une situation défavorable par rapport à d’autres corps de même catégorie. En attendant une réponse des autorités, le CHR Mamadou Diouf de Saint-Louis, établissement historique fondé en 1822, poursuit ainsi ses activités dans un dispositif réduit, avec une priorité accordée aux urgences vitales

Oumou Khaïry NDIAYE
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