Finances publiques : Amadou Ba défend la thèse d’une dette à la fois « cachée » et « odieuse » et accuse certains médias de minimiser les conclusions officielles

Dans une publication diffusée le 19 juin, Amadou Ba a vivement contesté les analyses de plusieurs médias qu’il accuse de nier l’existence d’une dette cachée au Sénégal. S’appuyant sur des extraits du rapport évoqué dans le débat public, il estime que les engagements financiers contractés hors des circuits budgétaires constituent bien une dette dissimulée aux mécanismes officiels de contrôle.

Le débat autour de la dette publique sénégalaise continue d’alimenter les controverses. Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, Amadou Ba de Pastef a réagi aux commentaires de plusieurs organes de presse qui soutiennent que le rapport de référence ne mentionne pas explicitement l’expression « dette cachée ».

Selon lui, l’essentiel réside moins dans la terminologie employée que dans les faits décrits. Il cite notamment un passage du rapport faisant état d’une « importante dette bancaire contractée hors circuit budgétaire » et non retracée dans les écritures officielles de la Direction de la dette publique.

Pour l’auteur du post, une dette contractée sans autorisation parlementaire et absente des registres officiels correspond précisément à la définition d’une dette cachée. Il ajoute qu’elle pourrait également être qualifiée de « dette odieuse », dans la mesure où elle aurait été contractée sans l’approbation des représentants du peuple.

Amadou Ba reproche par ailleurs à certains commentateurs de brouiller la distinction entre les notions de dette cachée et de dette odieuse. Selon son argumentaire, la première renvoie à une dette réelle non déclarée dans les comptes officiels, tandis que la seconde concerne une dette contractée sans consentement populaire ou institutionnel.

Revenant sur une interview accordée par le Premier ministre Ousmane Sonko à des médias internationaux, il estime que les déclarations de ce dernier ont été sorties de leur contexte. Il soutient que le débat ne porte pas sur l’existence de la dette mais sur les mécanismes juridiques permettant éventuellement de la contester ou d’en demander l’annulation.

Pour Amadou Ba, remettre en cause l’existence de ces engagements reviendrait à ignorer les constats formulés par les institutions ayant examiné le dossier. Il conclut que les chiffres et les données documentées doivent demeurer au cœur du débat public.

Michel DIEYE

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