La Section de recherches de Dakar enquête sur une affaire pour le moins rocambolesque d’escroquerie, de faux et d’usage de faux impliquant une jeune femme de 20 ans et un ressortissant américain.
Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’affaire remonte à 2025, lorsque J.L. Wilson, de nationalité américaine, fait la connaissance de Ndèye Daba Sylla, qui se présentait comme restauratrice et résidait aux Parcelles Assainies, via l’application Tinder.
Après plusieurs échanges, les deux personnes se rencontrent au Sénégal et entretiennent une relation. Après le retour de l’Américain aux États-Unis, la jeune femme lui aurait annoncé qu’elle était enceinte de lui.
Convaincu d’être le père de l’enfant, J.L. Wilson aurait alors envoyé plusieurs milliers de dollars afin de prendre en charge ce qu’il croyait être des frais liés à la grossesse : consultations médicales, échographies, analyses, loyer d’un appartement loué au nom de la jeune femme, mais également meubles, appareils électroménagers et effets destinés au futur bébé.
Pour renforcer son récit, Ndèye Daba Sylla lui aurait transmis via WhatsApp des photographies présentées comme celles du futur enfant après une échographie, ainsi que des vidéos et des résultats médicaux.
Elle lui aurait également envoyé un certificat d’accouchement portant l’en-tête d’une clinique située aux Parcelles Assainies.
Arrivée au terme de la grossesse supposée, la jeune femme aurait finalement annoncé à son correspondant que le bébé était mort-né. Un prétendu médecin aurait même contacté l’Américain pour lui présenter ses condoléances.
Mais plusieurs incohérences auraient fini par éveiller les soupçons de J.L. Wilson. De retour au Sénégal, celui-ci a saisi les autorités de gendarmerie.
L’enquête menée par la Section de recherches aurait permis d’établir que le certificat d’accouchement présenté était faux. Plus étonnant encore, Libération rapporte que la jeune femme aurait reconnu avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour produire certains des faux documents utilisés dans son stratagème présumé.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue de l’escroquerie et l’ensemble des personnes susceptibles d’y être impliquées.

