Réuni ce mercredi 1er juillet 2026 sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, le Conseil des ministres a été marqué par de fortes orientations en matière de gouvernance institutionnelle, de décentralisation et de réforme des finances publiques. Le chef de l’État a réaffirmé son choix du dialogue pour toute évolution constitutionnelle tout en annonçant une nouvelle étape dans le renforcement des collectivités territoriales.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a placé la modernisation de la gouvernance publique au cœur de sa communication lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026. Selon le communiqué officiel, le chef de l’État a rappelé que la Constitution demeure l’expression de la volonté souveraine du peuple sénégalais et qu’elle doit continuer à garantir les fondements de la Nation tout en s’adaptant aux évolutions démocratiques.
Dans cette perspective, le Président a insisté sur la nécessité de poursuivre le dialogue engagé depuis son arrivée au pouvoir avec l’ensemble des forces politiques, sociales et institutionnelles. Il a salué la position du Gouvernement lors de l’examen de la proposition de loi constitutionnelle n°17/2026 portée par des députés de la majorité et félicité le ministre de la Justice pour sa défense du texte devant l’Assemblée nationale.
Le chef de l’État a toutefois réaffirmé que toute réforme constitutionnelle devra résulter d’une large concertation nationale et respecter pleinement la souveraineté populaire, privilégiant ainsi une démarche consensuelle plutôt qu’une modification unilatérale des institutions.
Une nouvelle impulsion à la décentralisation
Le Conseil des ministres a également consacré une large place au développement territorial. Le Président considère que l’approfondissement de la décentralisation constitue un levier essentiel pour rapprocher l’action publique des citoyens et améliorer l’efficacité de l’État.
À cet effet, il a demandé au Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô et au ministre chargé des Collectivités territoriales d’achever le processus de mise en place des futurs pôles-territoires, en associant l’ensemble des acteurs concernés.
Le chef de l’État souhaite également revoir les mécanismes de transfert des compétences et des ressources vers les collectivités territoriales. Il a ainsi décidé de l’organisation annuelle d’une conférence nationale sur les finances locales, coprésidée par les ministres chargés de l’Économie et des Collectivités territoriales, afin d’améliorer la transparence financière des communes et des départements.
Une réflexion sera également engagée avec les élus locaux sur l’actualisation du cadre juridique relatif au foncier et au patrimoine immobilier des collectivités.
Dans cette dynamique, Bassirou Diomaye Faye a annoncé qu’il présidera, le 2 juillet 2026, une rencontre avec les exécutifs territoriaux destinée à renforcer le soutien de l’État aux collectivités et à insuffler une nouvelle dynamique à la décentralisation.
Une réforme des finances publiques
Le Président est également revenu sur la transformation de l’architecture financière de l’État. Il a rappelé que la création d’un ministère unifié de l’Économie, des Finances et du Plan répond à l’objectif de renforcer la cohérence de la gestion budgétaire et de la planification.
Dans cette logique, il a validé la création d’une Direction générale des Financements et de la Dette, appelée à assurer une gestion plus spécialisée de l’endettement public, des ressources de l’État et de ses engagements financiers.
Le chef de l’État a demandé une mise en œuvre rapide de cette réforme tout en félicitant le Gouvernement pour la tenue du Débat d’orientation budgétaire dans un contexte marqué par les efforts d’assainissement des finances publiques et la volonté de relancer l’économie nationale avec une implication accrue du secteur privé

