Le temps de la manipulation théâtrale et des slogans de meeting est définitivement révolu. L’heure de la déconfiture nationale a sonné. En ma qualité de Délégué national à la vie politique de Guem Sa Bopp, je refuse de contempler en spectateur muet le suicide économique, social et réputationnel auquel le Premier ministre Ousmane Sonko condamne notre République.
Ce que ce régime tente désespérément de travestir en « opération de transparence » sur une prétendue dette cachée n’est, en réalité, que le plus grand hold-up réputationnel et la pire bévue financière de l’histoire du Sénégal indépendant. Animé par une rancœur politique tenace et un besoin viscéral de diaboliser ses prédécesseurs, Ousmane Sonko a préféré brûler le label Sénégal sur l’autel des marchés internationaux. En théâtrisant des chiffres non consolidés avant toute validation légale, il n’a pas audité le passé. Il a fusillé l’avenir de la Nation.
À l’entendre déballer ces données avec la légèreté d’un chroniqueur de comptoir, on en viendrait presque à lui chercher une excuse cynique. Peut-être croyait-il, l’espace d’un instant, qu’il livrait simplement son opinion de chef de parti politique n’ayant pas tous les leviers du pouvoir. S’imaginait-il encore sur l’estrade d’un meeting de quartier, haranguant une foule conquise, en oubliant tragiquement qu’il n’est plus un opposant sans responsabilités mais le Premier ministre de la République du Sénégal. Ce syndrome de l’opposant éternel, incapable d’endosser le costume d’homme d’État, l’a conduit à commettre l’irréparable. Quand on tient les leviers d’un État, chaque mot pèse des milliards. Sa méconnaissance des mécanismes financiers a fait de sa langue la pire arme de destruction massive de notre économie.
Le lynchage de la signature sénégalaise. La haine du label national.
Pendant des décennies, à travers les alternances démocratiques, notre pays a arraché sa crédibilité internationale au prix d’une diplomatie financière irréprochable et d’une signature souveraine respectée. En une seule conférence de presse, guidé par le ressentiment, Ousmane Sonko a piétiné ce patrimoine sacré.
Proclamer face aux caméras du monde entier que l’État sénégalais mentait sur ses comptes est un acte d’hostilité contre les intérêts vitaux de la Patrie. Aucun dirigeant responsable ne détruit lui-même le crédit de son propre pays. Pour faire mal à ses adversaires d’hier, il a préféré couler le Sénégal d’aujourd’hui.
Ce signal de panique a provoqué la sanction des agences de notation internationales. En dégradant le profil du Sénégal, Ousmane Sonko a rendu l’accès aux capitaux plus difficile et a fragilisé l’attractivité du pays pour les investisseurs.
Le cataclysme macroéconomique. L’amateurisme d’État en chiffres.
L’insouciance politique se paie cash. Les indicateurs actuels affichent une froideur terrifiante pour notre souveraineté.
Les perspectives de croissance ont été revues à la baisse, passant de 6,7 % à 2,2 %. Plus de quatre points de richesse nationale se sont évaporés sous l’effet d’une communication gouvernementale désastreuse.
La suspension du programme de 1,8 milliard de dollars avec le FMI a plongé le Sénégal dans une crise de confiance sans précédent.
Pour combler le vide financier qu’il a lui-même créé, le gouvernement se tourne vers des mécanismes d’emprunt plus coûteux et plus risqués. Voilà la réalité derrière les promesses de rupture.
L’asphyxie de l’économie réelle. Entreprises exécutées, investissements en berne et chômage de masse.
Chez Guem Sa Bopp, nous croyons au travail, à l’initiative privée et au génie de nos entrepreneurs. Pourtant, l’économie réelle est aujourd’hui à genoux.
La création d’entreprises a chuté de plus de 30 %. La peur et l’incertitude ont paralysé l’investissement et freiné l’esprit d’entreprise.
Le gel du paiement de la dette intérieure a étranglé les PME, les artisans et les entreprises du BTP. Faute de trésorerie, les licenciements se multiplient. Dans un contexte où le chômage atteint près de 23 %, des milliers de Sénégalais perdent leur emploi et leur dignité.
Même le monde universitaire n’est pas épargné. Les universités et les instituts de formation subissent les conséquences d’une politique budgétaire qui sacrifie l’avenir de notre jeunesse.
Le calvaire social et le dévissage des territoires. Le verdict sans appel du RNU.
Derrière les statistiques se cache la souffrance des familles.
Les données du Registre National Unique montrent une progression inquiétante de la vulnérabilité sociale et de la pauvreté. De plus en plus de ménages basculent dans la précarité.
Le service de la dette atteint désormais 5 500 milliards de FCFA. Cette situation réduit les marges de manœuvre de l’État et pèse lourdement sur le coût de la vie.
Partout dans le pays, les investissements publics ralentissent. Les infrastructures, l’assainissement et le soutien au commerce local sont sacrifiés.
Jambaars, debout.
Il est temps que les Sénégalais ouvrent les yeux. La dette cachée est devenue un prétexte commode pour masquer l’absence de résultats concrets. Face à leur incapacité à tenir leurs promesses, les dirigeants actuels gouvernent en regardant constamment dans le rétroviseur.
On ne dirige pas une grande nation avec le ressentiment, le complotisme et la politique spectacle. Le Sénégal mérite mieux que l’improvisation permanente.
Face à un chômage proche de 23 %, à une chute de plus de 30 % des créations d’entreprises et à une pauvreté qui progresse, les Sénégalais doivent tirer toutes les conséquences de cette gouvernance.
Les Jambaars de Guem Sa Bopp se lèvent aujourd’hui pour défendre la rigueur contre l’amateurisme, le patriotisme économique contre le sabotage et l’intérêt national contre les calculs politiciens.
Excellent Dimanche à toutes et à tous.
Moussa Niang
Délégué national à la vie politique de
Guem Sa Bopp

