Le Secrétariat permanent de Ànd-Jëf/PADS a réaffirmé son soutien au président Bassirou Diomaye Faye à la suite de la séparation entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre. Réuni en session extraordinaire à Dakar, le parti dirigé par Mamadou Diop Decroix estime que les engagements pris devant le peuple restent intacts et appelle à préserver la stabilité du Sénégal dans un contexte régional jugé préoccupant.
Réuni durant près de cinq heures, le samedi 23 mai 2026, le Secrétariat permanent de Ànd-Jëf/PADS a consacré une séance extraordinaire à l’analyse de la situation politique née de la décision du président Bassirou Diomaye Faye de se séparer de son Premier ministre.
Dans son communiqué publié à Dakar, le parti rappelle qu’il a soutenu « fermement et résolument » le nouveau régime aussi bien avant qu’après l’élection présidentielle de mars 2024. Une position qui, selon la formation politique, reposait sur les engagements de souveraineté, de justice sociale et de transformation économique défendus durant la campagne électorale.
Le mouvement dirigé par Mamadou Diop Decroix explique également avoir tenté de contribuer à une médiation lorsque les divergences internes au sommet de l’État ont été portées sur la place publique. Une initiative qui, selon lui, n’a pas abouti pour des raisons indépendantes de sa volonté.
Dans son analyse, Ànd-Jëf/PADS considère toutefois que le différend entre les deux responsables ne remet pas en cause les engagements pris devant les Sénégalais. Le parti souligne d’ailleurs que ces priorités ont été réaffirmées récemment par le président de la République lors de son entretien avec la presse.
Le Secrétariat permanent annonce ainsi son choix de poursuivre son soutien au chef de l’État autour d’une vision axée sur la souveraineté nationale, l’émancipation économique et l’unité africaine. Le communiqué insiste également sur la nécessité d’une gouvernance régionale capable de favoriser la réappropriation des ressources naturelles au bénéfice des peuples ouest-africains.
Le parti évoque par ailleurs les menaces sécuritaires qui pèsent sur la sous-région, notamment dans le Sahel, estimant que des « forces extérieures » pourraient chercher à exploiter les tensions politiques internes afin de freiner la trajectoire engagée par le Sénégal depuis le 24 mars 2024.
Face à cette situation, Ànd-Jëf/PADS appelle les acteurs politiques et sociaux à privilégier une nouvelle lecture des contradictions internes et à se mobiliser pour préserver la paix et la stabilité du pays.
Le parti juge enfin que les défis actuels exigent « sacrifices et abnégation » et assure qu’il restera « aux avant-postes » aux côtés de toutes les forces attachées à la stabilité nationale et à la préservation des intérêts du Sénégal et de la sous-région.

