La Présidence de la République a officiellement démenti les informations faisant état d’une saisine du Conseil constitutionnel concernant la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Cette mise au point intervient dans un contexte politique marqué par l’élection de l’ancien opposant à la présidence de l’institution parlementaire.
Le débat autour du retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale continue d’alimenter la scène politique sénégalaise. Ce mardi, la Présidence de la République est sortie de son silence pour démentir formellement les rumeurs évoquant une consultation du Conseil constitutionnel par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
Dans plusieurs publications relayées au cours de la journée, il était affirmé que le président de la République aurait sollicité l’avis des « sept sages » afin de vérifier la conformité juridique de la démarche initiée par les députés de Pastef pour permettre la réintégration d’Ousmane Sonko au sein de l’hémicycle.
Une version catégoriquement rejetée par le porte-parole de la Présidence, Me Abdoulaye Tine. Selon lui, « aucune saisine du Conseil constitutionnel n’a été opérée par le président de la République sur ce sujet à ce jour ». Le responsable a également qualifié ces informations de « dénuées de tout fondement ».
Cette clarification intervient dans un moment politique particulièrement symbolique pour Pastef. Après avoir officiellement retrouvé son siège de député, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix favorables sur 133 suffrages exprimés, consolidant davantage le poids politique du parti au pouvoir.
Cette évolution institutionnelle marque une nouvelle étape dans la recomposition du paysage politique sénégalais, où les équilibres entre l’Exécutif et la majorité parlementaire suscitent déjà de nombreuses analyses et interrogations.

