Un conflit familial apparemment anodin s’est transformé en tragédie dans le quartier de Fann Hock, à Dakar. Hospitalisé dans un état critique depuis le 1er juillet après une violente altercation avec son oncle, Cheikh Tidiane Ndao, âgé de 32 ans, a finalement succombé à ses blessures. Selon les informations rapportées par Libération, le mis en cause, Moustapha Wade, conteste les accusations d’étranglement et évoque une bagarre ayant mal tourné. L’affaire est désormais entre les mains de la justice.
Une dispute autour d’une lampe à l’origine du drame
Les faits trouvent leur origine dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2026, au sein d’une concession familiale située à Fann Hock. Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par Libération, Cheikh Tidiane Ndao était installé dans le couloir de la maison, utilisant son téléphone portable, lorsqu’il aurait été interpellé par son oncle, Moustapha Wade, âgé de 38 ans.
Ce dernier lui aurait demandé d’éteindre la lumière. Une requête que le jeune homme aurait refusée, estimant bénéficier des mêmes droits que les autres occupants de la maison. Ce désaccord, en apparence banal, aurait rapidement dégénéré en une vive altercation familiale.
Très vite, d’autres membres de la famille se seraient mêlés à la dispute, transformant un simple différend domestique en confrontation générale.
Une escalade de violence au sein de la concession
Toujours selon Libération, la tension serait montée d’un cran lorsque la mère de la victime aurait échangé des propos particulièrement virulents avec Moustapha Wade. Une autre femme de la famille serait alors intervenue pour tenter de calmer les esprits.
Mais les tentatives d’apaisement n’auraient pas suffi.
Un proche de la famille, B. D. Fall, entendu par les enquêteurs, explique avoir entendu des cris provenant de la cour. En sortant de sa chambre, il aurait découvert une scène particulièrement violente.
Selon son témoignage, Moustapha Wade aurait lancé un banc en bois en direction d’une femme de la famille, la blessant au front. C’est à ce moment que Cheikh Tidiane Ndao serait intervenu pour tenter de protéger sa mère.
La confrontation aurait alors pris une tournure dramatique.
Des blessures d’une extrême gravité
Les témoignages recueillis par les enquêteurs décrivent une altercation physique particulièrement violente.
Selon plusieurs déclarations versées au dossier et rapportées par Libération, Moustapha Wade aurait plaqué son neveu au sol avant de lui exercer une forte pression au niveau du cou.
L’épouse de la victime affirme avoir été informée par les médecins de l’hôpital Principal de Dakar que son mari présentait des lésions extrêmement graves. D’après les explications qui lui auraient été fournies, son cou aurait subi une fracture importante ayant entraîné une atteinte de la moelle épinière, compromettant durablement ses fonctions vitales.
Admis en soins intensifs dès le 1er juillet, Cheikh Tidiane Ndao est resté hospitalisé pendant onze jours avant de succomber à ses blessures le 12 juillet.
Son décès a conduit un membre de la famille à se présenter spontanément au commissariat du Point E afin de déclarer officiellement les faits et de remettre le constat médical de décès.
Le suspect conteste la version des témoins
Interpellé par les enquêteurs, Moustapha Wade reconnaît avoir eu une altercation avec son neveu mais rejette les accusations les plus graves.
Toujours selon Libération, il soutient que Cheikh Tidiane Ndao l’aurait attaqué le premier à l’aide d’un bâton afin de défendre sa mère. Une bagarre aurait alors éclaté entre eux.
En revanche, il nie catégoriquement avoir étranglé son neveu ou s’être assis sur son cou, comme l’affirment plusieurs témoins.
Ces déclarations contradictoires devront désormais être confrontées aux témoignages recueillis, aux constatations des enquêteurs ainsi qu’aux expertises médico-légales afin d’établir avec précision les circonstances ayant conduit au décès de la victime.
La justice appelée à établir les responsabilités
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière les conséquences dramatiques que peuvent avoir des conflits familiaux lorsqu’ils dégénèrent en violences physiques.
Les investigations devraient permettre de déterminer le rôle exact de chacun des protagonistes, d’établir le lien entre les violences alléguées et le décès de Cheikh Tidiane Ndao, ainsi que de qualifier juridiquement les faits.
En attendant les conclusions de l’enquête, ce drame suscite une vive émotion dans le quartier de Fann Hock, où plusieurs habitants peinent à comprendre qu’un différend aussi banal ait pu déboucher sur une issue aussi tragique.
Selon le quotidien Libération, d’où nous tenons ces informations, les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur cette affaire, tandis que le parquet devrait s’appuyer sur les éléments médicaux et les témoignages recueillis pour déterminer les suites judiciaires à donner au dossier.

