Adoptée le 17 juin 2026 au Kenya lors de la 11e édition de la Our Ocean Conference, la Déclaration de Mombasa marque une nouvelle étape dans la lutte mondiale contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Quinze pays ont adhéré à cette initiative qui vise à renforcer la transparence dans le secteur halieutique, même si le Sénégal a provisoirement suspendu son engagement.
Pour la première fois de son histoire, la Our Ocean Conference (OOC) s’est tenue sur le continent africain. Organisée à Mombasa, au Kenya, cette 11e édition a débouché sur l’adoption d’une déclaration internationale destinée à renforcer la gouvernance mondiale des ressources halieutiques.
Portée par la Coalition pour la Transparence des Pêches (CFT), la Déclaration de Mombasa constitue un nouvel instrument de lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), considérée comme l’une des principales menaces pesant sur les ressources marines et les économies côtières.
Quinze pays engagés
Par cette déclaration, quinze États ont accepté de promouvoir davantage la transparence dans les activités de pêche et de renforcer les mécanismes de contrôle des flottes opérant dans les espaces maritimes.
Parmi les pays signataires figurent notamment la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Liberia, le Cameroun, la France, la Belgique, la République du Congo, la Somalie ou encore la Corée du Sud.
La déclaration s’inscrit dans la continuité de la Charte mondiale pour la transparence dans le secteur de la pêche et vise à transformer les engagements de principe en actions concrètes.
Le Sénégal suspend son adhésion
Selon les promoteurs de l’initiative, le Sénégal, qui figurait parmi les premiers pays ayant manifesté leur adhésion, a décidé de suspendre provisoirement sa participation.
Cette position s’expliquerait par le changement intervenu au sein du gouvernement, les nouvelles autorités souhaitant examiner le dossier avant toute confirmation officielle de l’engagement.
Les initiateurs soulignent toutefois que les objectifs poursuivis par la Déclaration demeurent compatibles avec les orientations actuelles des autorités sénégalaises en matière de gouvernance des ressources halieutiques.
Un enjeu majeur pour les communautés côtières
La pêche INN continue d’avoir des conséquences importantes sur les revenus des pêcheurs artisanaux, la sécurité alimentaire et la préservation des écosystèmes marins.
Les promoteurs de la Déclaration de Mombasa estiment que l’amélioration de la transparence, la traçabilité des activités de pêche et la responsabilisation des États côtiers et des États du pavillon constituent des leviers essentiels pour lutter contre la surexploitation des ressources et renforcer la durabilité du secteur.

