La Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTEF) a consacré les 1er et 2 juillet 2026 à une réflexion approfondie sur l’intelligence artificielle (IA) et ses implications pour le système éducatif. Réunis dans le cadre de la deuxième édition des « 48 Heures de la FASTEF », universitaires, enseignants et étudiants ont débattu des enjeux pédagogiques, éthiques et épistémologiques liés à l’intégration de cette technologie dans la formation des enseignants.
Initiée par l’Amicale des stagiaires et étudiants, cette rencontre annuelle a réuni des formateurs, enseignants, chercheurs, éducateurs et étudiants autour du thème : « Éthique de l’intelligence artificielle et enjeux épistémologiques ». L’objectif était d’engager un dialogue sur les défis que pose l’émergence de l’IA au système éducatif sénégalais et sur les conditions de son intégration responsable dans les pratiques pédagogiques.
C’est ainsi que la FASTEF a fait de l’intelligence artificielle le thème central de la deuxième édition de ses « 48 Heures », organisée les 1er et 2 juillet 2026 à Dakar. Pendant deux jours, l’établissement s’est transformé en espace de réflexion et d’échanges autour des mutations que l’IA impose au monde de l’éducation et de la formation.
Représentant le doyen de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation, le professeur Mamadou Dramé, assesseur de la faculté, a indiqué que les échanges ont porté sur les dimensions épistémologiques, pédagogiques et éthiques de l’intelligence artificielle. Selon lui, cette réflexion s’inscrit dans un contexte où les technologies numériques prennent une place de plus en plus importante dans les processus d’enseignement et d’apprentissage.
Pour la FASTEF, qui assure la formation initiale et continue des enseignants, l’enjeu est d’accompagner les évolutions engagées par le ministère de l’Éducation nationale avec l’introduction progressive de l’intelligence artificielle dans les programmes éducatifs.
Le professeur Dramé a insisté sur la nécessité de considérer l’IA comme un outil d’appui plutôt que comme un substitut à l’enseignant. « L’IA ne doit pas se substituer à l’enseignant. Il faut réfléchir à comment nous pouvons utiliser l’IA dans la formation », a-t-il souligné, plaidant pour une appropriation réfléchie de ces nouvelles technologies.
Au cours des différents panels, les participants ont également débattu de la place de la rationalité, de l’esprit critique et des valeurs éthiques dans l’utilisation de l’intelligence artificielle. Les intervenants ont mis en avant la nécessité de former les futurs enseignants à une utilisation responsable de ces outils afin qu’ils puissent en faire un levier d’amélioration des apprentissages tout en préservant la qualité de la relation pédagogique.
À travers cette initiative, la Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTE) réaffirme son ambition d’anticiper les transformations de l’école à l’ère du numérique et de contribuer à la préparation d’une nouvelle génération d’enseignants capables d’intégrer les innovations technologiques sans perdre de vue les exigences éthiques et les missions fondamentales de l’éducation.
Correspondance particulière de
Papa S Traoré

