À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) a publié une déclaration critique sur la situation politique et sociale du Sénégal. Elle évoque une désillusion après les espoirs suscités par l’alternance de mars 2024.
Les femmes de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) ont exprimé leurs inquiétudes face à la situation politique et sociale du Sénégal, à l’occasion de la célébration du 8 mars 2026, Journée internationale des droits des femmes.
Dans une déclaration rendue publique, elles rappellent que l’alternance du 24 mars 2024 avait suscité de fortes attentes au sein de la population. Les Sénégalaises espéraient notamment un système éducatif plus stable, un tissu industriel capable de créer des emplois et une meilleure justice sociale.
Deux ans plus tard, la CDS estime toutefois que ces espoirs ont laissé place à une profonde désillusion. Selon l’organisation, plusieurs secteurs clés restent marqués par des difficultés persistantes, notamment l’éducation, l’emploi et l’accès au foncier.
La déclaration évoque également la situation dans les universités et les tensions sociales, rappelant notamment le décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, un drame qui a profondément marqué l’opinion publique.
Les femmes de la CDS dénoncent aussi les violences dont sont victimes de nombreuses femmes et jeunes filles et appellent à une mobilisation nationale pour défendre les valeurs de justice sociale et de cohésion nationale.
« Assez des promesses de rupture qui demeurent sans effet », affirment-elles, appelant les forces vives de la nation – acteurs politiques, société civile et citoyens – à se mobiliser pour préserver l’avenir du pays.

