Violences conjugales : Quand l’agression porte la marque féminine !

Dans notre société, d’habitude ce sont  les violences faites aux femmes qui sont dénoncées par les associations féminines et les organisations de défense de la gente féminine. Pourtant de nos jours dans beaucoup de ménages, des hommes sont agressés physiquement et verbalement par leurs femmes. Ces pratiques passées sous silence, ont atteint des proportions insoupçonnées. Lactuacho.com s’est intéressé à ce dossier.

Aujourd’hui beaucoup d’hommes sont victimes  d’agression physique  de la part de leurs femmes. Ils sont nombreux à vivre cette situation dans le plus grand silence.

« Avant ce sont les hommes qui exerçaient des violences sur les femmes au sein des ménages. Aujourd’hui, la réalité est autre car ce sont maintenant les femmes qui sont devenues violentes et elles exercent ces violences sur leur mari. Vous voyez les cicatrices sur ma main droite, c’est ma deuxième épouse qui m’a versé de l’eau chaude. Il y a d’autres parties de mon corps qui sont brûlées », témoigne dans l’anonymat un homme victime de violence.

Beaucoup de victimes estiment que les violences faites aux hommes sont tues. Et s’il s’agissait des femmes, toutes les organisations féminines vont se mettre en ordre de bataille pour dénoncer le phénomène  tout en alertant l’opinion.

L’arrivée d’une coépouse dévoile l’autre visage caché

« Je pense que les hommes doivent monter au créneau pour dénoncer ces violences pour qu’on sache que le phénomène est réel. J’ai reçu une louche au visage et j’ai failli perdre un œil. Lorsque j’ai pris une seconde épouse, ma femme commençait à me rendre la vie difficile. Elle m’a frappé avec une louche au moment où on se disputait. Ce jour-là je me suis  évanoui en recevant ce coup », témoigne O. Sy, victime de violence de la part de sa femme.

Ces scènes de violences rythment le quotidien de beaucoup de couples qui préfèrent garder le silence.

Nous sommes en plein cœur de la banlieue dakaroise avec les multiples difficultés auxquelles sont confrontées les populations. Dans un immeuble à plusieurs étages, les locataires célibataires vivent à côté des hommes mariés. Souvent quand des scènes de disputes éclatent entre mari et femme, ils en sont les premiers témoins.

« Nous habitons l’immeuble depuis trois ans. Comme il y a beaucoup de locataires qui vivent avec leurs femmes, il y a toujours des scènes de ménage qui rythment le quotidien. Nous avons remarqué que les femmes sont devenues de plus en plus violentes. La semaine dernière, une femme s’est agrippée sur les parties intimes de son mari. Nul n’était l’intervention des autres locataires, le pire allait se produire. Chaque jour que Dieu fait des scènes de ce genre se déroule entre mari et femme. Tantôt c’est le mari qui bat sa femme ou bien c’est le contraire », raconte Nogoye, une dame, la quarantaine, vendeuse de friperie.

Jalousie quand tu nous tiens…

Un autre locataire de témoigner : « J’ai reçu un coup d’écumoire à la tête, c’est ce qui explique la grosse cicatrice que vous voyez sur ma tête. Je me suis disputé avec ma femme pour une histoire de message que j’ai reçu de la part d’une autre femme qui souhaitait me rencontrer. Non seulement elle prenait en cachette mon portable mais elle lisait mes messages tout en regardant mon répertoire. C’est ainsi qu’elle est tombée sur ce message et elle a commencé à proférer des injures à mon endroit. Ne pouvant plus supporter les injures, j’avais décidé de lui donner une bonne correction et les autres nous ont séparés. C’est au moment où j’expliquais aux autres ce de quoi qu’il s’agissait que j’ai reçu l’écumoire à la tête. Et je me suis évanoui en perdant du sang. Prise de panique, elle est partie chez ses parents pour leur dire que j’ai tué mon mari au cours d’une dispute. Je voulais la répudier mais les parents et l’imam du quartier m’ont demandé de lui pardonner son geste et ils l’ont sermonnée ».

Les proportions insoupçonnées

Les témoignages des hommes renseignent sur l’ampleur de ces pratiques qui atteignent des proportions insoupçonnées du fait du grand silence opté par les hommes.

« J’ai failli être impuissant à cause de ma femme qui s’était agrippée sur mes parties intimes au cours d’une dispute qui nous a opposés. Elle m’a versé de l’eau contenant des résidus de poissons et de légumes. C’est au moment où je voulais lui donner une bonne correction qu’elle s’est agrippée sur mes parties intimes. Si les autres  voisins n’étaient pas intervenus très tôt, je ne serai pas là aujourd’hui en train de vous raconter cette histoire. Les femmes sénégalaises sont violentes de nos jours. Il y a même certains d’entre les hommes qui sont battus à longueur de journée par leur femme. L’autre chambre est occupée par un ivrogne et sa femme. Tous les jours, l’homme est battu par sa femme lorsqu’il est ivre. Sa femme lui donne une bonne correction. Le week-end dernier, la femme lui fracturé le bras avec un pilon », témoigne Mbaye Séne.

Les jeunes couples subissent plus ces violences au sein de leur ménage.

La violence verbale s’invite à la danse !

Pour la violence verbale, les femmes sont sacrées championnes

« Les femmes sont championnes en violence verbale. Cette forme de violence est toujours présente dans les ménages. En longueur de journée, ma femme ne cesse de me traiter de tous les noms d’oiseau. Durant nos disputes, elle ne cesse de traiter de coureur de jupon toujours  derrière les filles mineures », raconte un homme de la trentaine passée.

Un autre homme de dire : « Beaucoup de femmes n’ont que leur langue pour se défendre, c’est la raison pour laquelle, elles ne ratent jamais l’occasion de proférer de vilaines injures à l’endroit de leur mari. Un jour, ma femme, revenant du marché, m’a trouvé aux abords de notre immeuble avec une  femme qui est mon collègue de service en train de discuter. La femme en question, était venue voir une tante  malade qui habitait au deuxième étage. Je ne savais pas qu’elle connaissait quelqu’un dans notre immeuble. C’est lorsque je suis revenu dans notre appartement qu’elle a commencé à proférer des injures et dire du n’importe quoi. Ce jour-là, j’ai fait la sourde oreille mais elle m’a traité de tous les noms d’oiseau ».

Et  un homme du nom de Lamine  de témoigner : « Les femmes quand elles sont fâchées, elles racontent du n’importe quoi sur leur mari. Durant nos disputes, ma femme me traite d’impuissant et pourtant, je lui fais enfants. Les femmes passent tout leur temps à agresser verbalement les hommes. C’est une habitude qu’on ne peut pas enlever chez les femmes. En tout cas les femmes passent tout leur temps à injurier. Elles sont des championnes en commérage ».

Jalousie, maltraitance, facteurs de  violence !

Les hommes victimes de ces violences, estiment que c’est la jalousie qui pousse leurs femmes à la violence physique ou morale.

« Ma femme est tellement jalouse. Dés que je rentre tard, elle commence à me créer des histoires. Elle n’hésite pas à dire devant les gens que j’étais avec chez les prostituées. Non seulement, elle dérange les voisins, mais elle empêche les enfants de dormir. Elle peut rester des heures dans le lit en train de m’injurier. Elle me dit parfois que je ne vais plus la toucher sans mettre de préservatif. Tout ce qui lui passe par la tête, elle le dit mais le lendemain, elle fait comme si rien n’était. Les femmes sont tellement complexes », souligne Ndongo, un informaticien.

Cette femme se défend contre un mari alcoolique qui la bat au quotidien.

« Mon mari est alcoolique et à chaque fois qu’elle est ivre, elle me bat. Maintenant, j’ai pris mon courage à deux mains pour me défendre. Je lui ai cassé le front à deux reprises pour répliquer  sinon, il allait me tuer. Il m’a tellement maltraitée que je ne pouvais plus supporter d’être battue. Parfois, je fais beaucoup de cicatrices au visage sinon il va me tuer », témoigne Satou.

L’avis d’un religieux

Les religieux condamnent fermement ces violences telles qu’en soit l’auteur. Ils prônent un retour à un choix porté sur le degré de foi.

« Quand on parle de violences, soit c’est des violences faites aux hommes ou aux femmes. Quand un homme choisit une femme, il y a plusieurs paramètres. Soit il choisit en fonction de la beauté, en fonction de la religion ou bien en fonction de son instinct. Il faut choisir une femme en fonction de la religion. Quand tu choisis une femme croyante, ces violences peuvent être évitées. Une femme croyante, il y a certaines choses qu’elle ne va pas faire à son mari. Un homme croyant, il y a des choses qu’il ne va pas faire à sa femme. Cependant à l’absence de la religion, l’homme aura une femme qui imite les blanches et vis versa. La religion doit être la base du mariage pour éviter toutes ces violences », dixit Oustaz Omar Diop.

Saër DIAL

Rédacteur

Saër DIAL

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