Parc zoologique de Hann : Guy Marius Sagna alerte sur des difficultés financières et réclame une hausse urgente du budget alimentaire des animaux

Estimant que les ressources actuellement allouées au Parc zoologique de Hann sont largement insuffisantes, le député Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement sur la nécessité d’augmenter le budget destiné à l’alimentation et au suivi sanitaire des animaux. À travers une question écrite adressée au ministre des Finances et du Budget, il estime que le maintien de la situation actuelle compromet sérieusement le bien-être de la faune.

Le député Guy Marius Sagna monte au créneau pour défendre le Parc zoologique de Hann. Dans une publication relayant une question écrite adressée au ministre des Finances et du Budget, le parlementaire estime que les moyens financiers actuellement consacrés au fonctionnement du parc ne permettent plus d’assurer convenablement la prise en charge des animaux.

Selon les informations communiquées par le ministre de l’Environnement en réponse à une précédente interpellation parlementaire, le budget annuel consacré à l’alimentation des animaux s’élève à 33 millions de francs CFA. Une enveloppe que Guy Marius Sagna juge manifestement insuffisante.

À ses yeux, un tel montant ne peut raisonnablement couvrir les besoins alimentaires des pensionnaires du parc durant les cinquante-deux semaines de l’année. Il considère ainsi que la situation risque d’avoir des conséquences directes sur le bien-être animal et sur la vocation même de cette infrastructure emblématique de la capitale.

Le député attire également l’attention sur un autre point qu’il juge préoccupant : la suppression, depuis 2025, des lignes budgétaires destinées au suivi sanitaire des animaux. Pour lui, cette décision prive le parc de moyens essentiels pour assurer les soins vétérinaires, la prévention des maladies et le contrôle de l’état de santé des espèces hébergées.

Dans sa question adressée au ministre des Finances, Guy Marius Sagna demande donc que le budget alimentaire soit revu à la hausse et que les crédits consacrés au suivi sanitaire soient rétablis dans les meilleurs délais. À défaut, estime-t-il, la fermeture du parc devrait être envisagée plutôt que de maintenir des animaux dans des conditions qu’il considère incompatibles avec les exigences de leur protection.

Le parlementaire conclut son intervention en invitant les citoyens à lui transmettre critiques, observations et propositions afin d’alimenter son action parlementaire sur cette question.

Michel DIEYE

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