À six mois de l’expiration du mandat des élus municipaux et départementaux, aucune étape officielle du processus électoral n’a encore été enclenchée. Ce retard alimente les spéculations sur un possible report des élections locales prévues en janvier 2027, alors que plusieurs réformes institutionnelles sont toujours en chantier.
À mesure que l’échéance des élections municipales et départementales de janvier 2027 approche, les interrogations se multiplient sur la capacité des autorités à respecter le calendrier électoral. Selon Sud Quotidien, aucun acte officiel n’a encore été pris pour engager le processus devant conduire au renouvellement des conseils municipaux et départementaux élus en janvier 2022.
À environ six mois de la fin du mandat des actuels élus locaux, le décret convoquant le corps électoral ainsi que celui relatif à la révision exceptionnelle des listes électorales, qui relèvent de la signature du président Bassirou Diomaye Faye, n’ont toujours pas été publiés.
Cette situation intervient dans un contexte marqué par plusieurs réformes majeures. Le gouvernement poursuit notamment la refonte de l’Acte IV de la décentralisation ainsi que la mise en place des pôles-territoires, deux chantiers institutionnels dont l’aboutissement tarde à se concrétiser.
Dans un entretien accordé à Sud Quotidien le 10 juin dernier, l’expert en décentralisation Amadou Séné Niang estimait déjà que ces importantes réformes pourraient compliquer le respect du calendrier électoral. Il évoquait également les débats autour d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale, régulièrement alimentés par certains responsables politiques de la majorité comme de l’opposition.
Le parallèle avec les précédentes élections locales revient également dans les analyses. Les municipales et départementales de janvier 2022 avaient été précédées de plusieurs reports sous le régime de Macky Sall. Le décret convoquant le corps électoral n’avait été signé qu’en mai 2021, tandis que la révision exceptionnelle des listes électorales n’avait été ouverte qu’à la fin juillet, suscitant de vives critiques de l’opposition de l’époque, dont faisait partie Pastef.
Aujourd’hui, plusieurs observateurs constatent que le scénario semble se répéter. En l’absence d’annonces officielles, les interrogations persistent sur le maintien du scrutin en janvier 2027 ou sur un éventuel réaménagement du calendrier républicain.

