Le Syndicat national des travailleurs de l’hydraulique durcit le ton. Face à l’absence de réponses à ses revendications et aux difficultés matérielles rencontrées sur le terrain, il appelle à une grève nationale de deux jours.
Le climat social reste tendu dans le secteur de l’hydraulique. Le Syndicat national des travailleurs de l’hydraulique (SNTH) a décrété une grève générale de 48 heures sur l’ensemble du territoire national pour les jeudi 9 et vendredi 10 juillet 2026, rapporte Sud Quotidien.
Avant ce mot d’ordre, les responsables syndicaux ont entrepris une tournée de sensibilisation dans plusieurs régions afin d’alerter les autorités sur les difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les agents.
Selon le secrétaire général du SNTH, Yelly Coulibaly, les travailleurs ne refusent pas d’assurer leurs missions mais dénoncent un manque criant de moyens logistiques. Plusieurs agences seraient aujourd’hui privées de véhicules opérationnels pour intervenir sur les forages en panne. De nombreux engins de dépannage seraient immobilisés depuis plusieurs années faute de réparations ou de renouvellement.
À ces difficultés matérielles s’ajoute, selon le syndicat, l’absence d’avancées sur plusieurs revendications sociales pourtant discutées lors de différentes rencontres avec les autorités administratives en 2025 et en 2026.
Les travailleurs réclament notamment la régularisation de l’ancienneté des agents, la généralisation des indemnités de logement, le doublement de la prime de prudence accordée aux chauffeurs, le paiement des indemnités de chantier ainsi que des heures supplémentaires et des frais de déplacement.
Le SNTH demande également le recrutement des contractuels dans la fonction publique, le renforcement des moyens logistiques, ainsi qu’une réforme du financement du secteur destinée à permettre l’intégration des nombreux bénévoles ayant parfois consacré plus de quinze ans aux services de l’hydraulique.
D’après Sud Quotidien, le syndicat affirme rester ouvert au dialogue mais prévient qu’il ne renoncera pas à son mouvement tant que des réponses concrètes ne seront pas apportées à ses principales revendications.

