Une jeune femme de 21 ans est au centre d’une enquête judiciaire après une interruption de grossesse ayant entraîné la mort d’un bébé à sa naissance. L’affaire met en lumière les risques liés à l’utilisation de produits abortifs obtenus sur les réseaux sociaux.
Mort d’un nourrisson après une tentative d’avortement : le parquet ordonne une enquête
Une enquête a été ouverte à Guédiawaye après le signalement par le Centre hospitalier Roi Baudouin d’un cas d’interruption de grossesse ayant conduit au décès d’un nouveau-né. Selon les informations publiées par le quotidien Libération, les faits concernent une jeune femme de 21 ans domiciliée à Golf Sud.
Le signalement est parvenu au commissariat central de Guédiawaye le 19 juin 2026. Les médecins ont rapporté une tentative d’interruption de grossesse portant sur un fœtus de 25 semaines.
Entendue par les enquêteurs, la jeune femme a expliqué avoir entretenu une relation avec un homme rencontré en décembre 2025. Selon ses déclarations, ce dernier aurait refusé la grossesse et exercé des pressions pour qu’elle y mette fin. Elle affirme notamment avoir reçu une somme de 50.000 francs CFA destinée à l’acquisition de produits abortifs.
Toujours selon son récit, elle aurait commandé ces produits auprès d’un fournisseur identifié sur la plateforme TikTok. Un livreur lui aurait remis plusieurs comprimés accompagnés d’instructions précises quant à leur utilisation.
La jeune femme indique avoir suivi ces recommandations le 13 juin dernier. Peu après, elle aurait ressenti de fortes douleurs abdominales qui l’ont conduite à consulter au Centre hospitalier Roi Baudouin. Les examens médicaux auraient révélé une tentative d’avortement qui n’avait pas produit les effets escomptés. Elle a finalement accouché d’une petite fille qui est décédée peu après sa naissance.
Face à la gravité des faits, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes de cette affaire et d’identifier d’éventuelles responsabilités. Au-delà du volet judiciaire, ce dossier relance le débat sur les dangers liés à la circulation de médicaments non contrôlés sur les réseaux sociaux et sur les risques sanitaires encourus par les femmes qui y ont recours.

