Mille huit cent soixante-quinze personnes vivant avec un handicap dans le département de Tivaouane vont bénéficier du Programme national de bourses de sécurité familiale (PNBSF). L’information a été communiquée par la cheffe du service départemental de l’action sociale, Yacine Samb, qui s’est entretenue avec la presse locale sur les différentes missions et interventions de son service.
Selon des informations rapportées par l’APS, le département de Tivaouane compte ainsi une part importante des bénéficiaires recensés dans la région de Thiès. Au total, 6 572 personnes vivant avec un handicap ont été identifiées dans l’ensemble de la région comme devant bénéficier de ce dispositif destiné à renforcer la protection sociale des populations vulnérables.
Au-delà des bourses de sécurité familiale, le service départemental de l’action sociale accompagne également les personnes vivant avec un handicap dans leurs démarches d’accès aux droits. À ce titre, 494 personnes du département ont déposé un dossier pour obtenir la carte d’égalité des chances. Ce document est destiné à faciliter l’accès de ses détenteurs à différents services sociaux de base, notamment dans les domaines de la santé et de la rééducation.
Le volet insertion socioprofessionnelle figure également parmi les actions mises en œuvre. D’après Yacine Samb, dix jeunes issus de milieux défavorisés bénéficient actuellement d’une bourse d’études leur permettant d’intégrer des centres de formation professionnelle situés à Tivaouane.
La cheffe du service départemental de l’action sociale rappelle, selon toujours l’APS, que sa structure a pour mission principale de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation de vulnérabilité. Ses interventions concernent notamment la prise en charge médicale des personnes défavorisées ainsi que la scolarisation des enfants vivant avec un handicap.
Yacine Samb estime toutefois que les efforts doivent être davantage mutualisés. Elle plaide ainsi pour un renforcement de la collaboration avec les collectivités territoriales, dont l’implication dans la prise en charge des populations vulnérables demeure, selon elle, insuffisante.
La relance des bourses de sécurité familiale intervient après une période de suspension décidée par les autorités pour permettre la réalisation d’un audit destiné à mieux identifier les bénéficiaires. Le gouvernement a depuis décidé de procéder à l’attribution de nouvelles bourses à plusieurs milliers de personnes vulnérables.
Avant leur suspension, les bénéficiaires percevaient une allocation de 35 000 francs CFA par trimestre. Le nouveau dispositif vise ainsi à renforcer le ciblage et l’efficacité de la politique nationale de protection sociale.

