À l’ouverture d’une réunion d’experts consacrée à la crise de la dette du Sénégal, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a défendu une stratégie fondée sur la transparence, le contrôle démocratique et la discipline budgétaire, tout en excluant l’option d’une restructuration de la dette.
Devant des universitaires, experts internationaux, diplomates et représentants de la société civile réunis à Dakar, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a insisté sur la nécessité de replacer la transparence au cœur de la gestion des finances publiques.
Cette rencontre, organisée par IDEAs-Africa Network, portait sur le thème : « La crise de la dette du Sénégal dans une perspective globale ».
Dans son allocution, le président de l’institution parlementaire a affirmé que la dette publique dépasse la simple dimension financière et constitue également un enjeu de souveraineté, de gouvernance et de justice sociale.
« Le choix de vérité »
Revenant sur la situation des finances publiques sénégalaises, El Malick Ndiaye a salué ce qu’il a qualifié de « choix de vérité » des nouvelles autorités, estimant que la transparence représente le point de départ du redressement économique.
Il a assuré que le Sénégal entend restaurer sa crédibilité financière grâce à des réformes structurelles, une meilleure gestion budgétaire et un contrôle parlementaire renforcé.
Le président de l’Assemblée nationale a également été catégorique sur la stratégie retenue par les autorités : « la restructuration n’est pas l’option retenue par le Sénégal ».
Selon lui, le pays privilégie plutôt une approche reposant sur la mobilisation des ressources internes, une gestion active de la dette et la préservation de la souveraineté économique nationale.
Un appel à un multilatéralisme financier plus juste
Le responsable parlementaire a enfin plaidé pour des mécanismes financiers internationaux davantage adaptés aux réalités africaines et aux besoins de transformation structurelle des économies en développement.
Il a également mis en avant les réformes engagées au sein de la XVe législature pour renforcer l’évaluation des politiques publiques et améliorer les mécanismes de contrôle des finances de l’État.
Clôturant les travaux, El Malick Ndiaye a exprimé le souhait que les réflexions débouchent sur des alternatives conciliant discipline budgétaire, justice sociale et souveraineté économique.

