L’Assemblée nationale du Sénégal inaugure une nouvelle ère de contrôle de l’action gouvernementale avec le démarrage des auditions des ministres, un exercice inédit axé sur les résultats et la performance.
Une étape majeure vient d’être franchie dans l’histoire parlementaire du Sénégal. Ce mardi 21 avril 2026, l’Assemblée nationale a officiellement lancé les auditions des membres du Gouvernement, marquant ainsi une évolution significative du contrôle parlementaire.
C’est le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, qui a ouvert cette séquence en se présentant devant la Commission de l’Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs.
Cet exercice inédit rompt avec les approches classiques centrées sur l’analyse des dépenses budgétaires. Désormais, l’évaluation porte sur une logique de performance : mise en relation des ressources mobilisées, des engagements pris, des indicateurs de résultats et des impacts concrets sur le terrain.
À travers cette réforme, l’Assemblée nationale entend renforcer la transparence, la redevabilité et l’efficacité de l’action publique. Ce nouveau dispositif traduit une volonté d’ancrer durablement la culture de résultats dans la gestion des politiques publiques, en phase avec les standards internationaux de bonne gouvernance.

