Après dix jours de travaux à Lomé, la Quinzaine régionale consacrée au commerce transfrontalier à petite échelle exercé par les femmes s’est achevée par l’adoption d’une déclaration commune. Les participantes appellent les États et les partenaires au développement à intensifier leur soutien en faveur de l’autonomisation économique des femmes.
La Quinzaine régionale sur le commerce transfrontalier à petite échelle exercé par les femmes dans l’espace CEDEAO s’est clôturée le 28 juin 2026 à Lomé, au Togo, après avoir réuni des commerçantes, des représentants des États membres ainsi que des partenaires techniques et financiers autour des défis de l’intégration économique régionale.
Placée sous le thème « Les commerçantes transfrontalières : moteur de l’intégration régionale depuis 50 ans », cette rencontre avait pour ambition de transformer les enseignements des précédentes campagnes de sensibilisation en un véritable programme d’actions destiné à renforcer la place des femmes dans le commerce régional.
Au cours des travaux, les participantes ont échangé sur les obstacles qui freinent encore les échanges transfrontaliers, notamment les difficultés administratives, les tracasseries, l’accès limité aux financements et le besoin de renforcer leurs capacités entrepreneuriales.
Une déclaration commune adoptée
Point culminant de la rencontre, les femmes commerçantes des pays de la CEDEAO ont adopté une déclaration commune saluant les initiatives de l’organisation régionale, particulièrement celles du Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG), en faveur de l’autonomisation économique des femmes.
Les signataires estiment que les actions engagées ces dernières années ont permis d’améliorer leurs compétences entrepreneuriales, de renforcer le dialogue avec les autorités nationales et régionales et d’élargir leurs perspectives économiques.
Elles ont également exprimé leur soutien à la plateforme numérique « 50 Millions de Femmes ont la Parole », présentée comme un outil stratégique permettant aux commerçantes de partager leurs expériences, développer leur leadership, accéder à davantage d’informations sur les marchés et porter collectivement leurs revendications.
Un appel aux dirigeants de la région
Les participantes ont lancé un appel aux chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, aux institutions régionales ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils renforcent les mécanismes d’accompagnement des femmes commerçantes.
Elles ont en outre sollicité le Président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, afin qu’il accepte d’endosser le rôle de champion du plaidoyer régional pour les commerçantes transfrontalières et qu’il porte leurs préoccupations auprès des instances régionales et continentales.
Faire des femmes des actrices majeures de l’intégration
Au terme de cette Quinzaine, les participantes ont réaffirmé leur volonté de consolider le dialogue entre la CEDEAO, les gouvernements, les organisations de femmes commerçantes, le secteur privé et les partenaires au développement afin d’assurer la mise en œuvre effective des recommandations formulées.
À travers cette initiative, la CEDEAO entend faire des femmes commerçantes transfrontalières des acteurs incontournables de l’intégration régionale, de la création de richesses et du développement économique durable en Afrique de l’Ouest.

