Après plusieurs jours de perturbations dans la collecte des déchets, les concessionnaires du nettoiement ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève, à la suite d’engagements financiers pris par l’État. Une reprise progressive du service est en cours, sous surveillance des acteurs du secteur.
Au Sénégal, le Collectif des concessionnaires du nettoiement a annoncé la suspension de son mot d’ordre de grève, entraînant une reprise du service de collecte des déchets, notamment dans la capitale. Cette décision fait suite à une rencontre avec El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.
Selon les informations rapportées par Walf-groupe.com, un engagement financier a été pris par les autorités, portant sur le versement en urgence d’un acompte de 5 milliards de FCFA, sur une dette globale estimée à 27 milliards de FCFA due aux concessionnaires.
Intervenant au journal de midi de Radio Futurs Médias, le secrétaire général du collectif, Boubacar Diallo, a confirmé la reprise des activités, précisant qu’un service minimum est actuellement assuré pour soulager les populations, particulièrement en période festive.
Le responsable a indiqué que cet accord temporaire vise à accompagner les autorités dans la gestion de la salubrité publique, tout en attendant la concrétisation des engagements annoncés. Il a notamment évoqué une implication du ministère des Finances, qui aurait promis des mesures rapides pour atténuer les tensions financières du secteur.
Au-delà de l’urgence, les concessionnaires affirment avoir obtenu des garanties sur le règlement intégral de la dette d’ici à l’année 2026. Un document formel actant cet engagement aurait été établi, en parallèle de la mise en place prochaine d’un cadre permanent de concertation entre les différentes parties.
Toutefois, le collectif reste prudent. Boubacar Diallo a souligné que la suspension de la grève demeure conditionnée au respect des engagements pris par l’État. Une reprise du mouvement n’est pas exclue si les promesses ne sont pas tenues, notamment en ce qui concerne le paiement effectif de l’acompte annoncé.
Walf Groupe souligne ainsi que cette accalmie reste fragile, dans un contexte où la question du financement durable du secteur du nettoiement demeure un enjeu majeur pour les autorités publiques.

