La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié une note fixant les modalités d’ouverture de comptes en francs CFA pour les ressortissants de l’UEMOA résidant à l’étranger. Une mesure qui vise à faciliter l’inclusion financière tout en maintenant des exigences strictes de conformité.
La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié, le 13 mars 2026 à Dakar, une note précisant les conditions d’ouverture de comptes en francs CFA dans les banques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au profit des ressortissants vivant à l’étranger.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application du Règlement N°06/2024/CM/UEMOA relatif aux relations financières extérieures des États membres, qui vise à harmoniser les pratiques bancaires au sein de l’Union.
Selon la note de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, les ressortissants de l’UEMOA résidant hors de l’espace communautaire peuvent désormais ouvrir un compte en francs CFA dans les mêmes conditions que les résidents, sous réserve du respect de certaines exigences réglementaires.
Deux conditions principales doivent être remplies. D’une part, le demandeur doit justifier de sa nationalité à travers un document officiel valide, tel qu’un passeport ou une carte nationale d’identité. D’autre part, il doit prouver l’existence d’un lien avec un État membre de l’UEMOA, notamment par un certificat de résidence, une attestation de domicile, ou encore un document établissant un lien familial direct avec un résident.
Concernant le fonctionnement, les comptes ainsi ouverts seront soumis aux mêmes règles que ceux détenus par les résidents. Toutefois, les opérations impliquant des transferts vers l’étranger ou au profit de non-résidents resteront encadrées par la réglementation en vigueur.
La BCEAO précise également que les autres opérations financières réalisées par ces ressortissants, notamment les prêts ou les investissements en capital, continueront d’être régies par les dispositions applicables aux non-résidents.
À travers cette mesure, l’institution régionale entend concilier ouverture financière et exigence de conformité, notamment en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les flux illicites.
Cette initiative pourrait ainsi renforcer les liens économiques entre la diaspora et les économies de l’UEMOA, tout en sécurisant les transactions financières dans un environnement réglementaire harmonisé.

