Le président de Pastef, Ousmane Sonko, réagit à l’accord conclu au niveau des services entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI), en réclamant davantage de transparence sur les engagements pris par les autorités sénégalaises.
Dans une déclaration publiée après les annonces du FMI et du gouvernement, l’ancien Premier ministre rappelle que l’accord technique n’est pas encore définitif puisqu’il doit être approuvé par le Conseil d’administration du Fonds. Il estime toutefois que le langage utilisé dans les communications officielles ne permet pas, à ce stade, de connaître les détails du projet d’accord ni les engagements précis auxquels le Sénégal devra souscrire.
Ousmane Sonko s’interroge notamment sur la nature du « traitement de la dette » envisagé, les principales réformes prévues dans le cadre du programme ainsi que le sort réservé aux audits internationaux de la dette qui avaient été exigés.
Il cite parmi les sujets devant faire l’objet d’une clarification la viabilité des finances publiques, la protection des ménages vulnérables, la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques, les filets sociaux, la supervision des entreprises publiques et l’amélioration de l’environnement des affaires.
Pour le président de Pastef, ces engagements concernent l’ensemble des Sénégalais, qui devront en supporter les conséquences actuelles et futures. Fort de sa participation antérieure aux discussions avec le FMI, il estime que certaines orientations envisagées risquent de reproduire « les erreurs du passé ».
Ousmane Sonko appelle ainsi à une « transparence absolue » et demande au gouvernement de rendre public le mémorandum de politiques économiques et financières négocié avec le Fonds. À défaut, il souhaite que ce document soit transmis à l’Assemblée nationale afin de permettre un débat sur les engagements pris au nom du Sénégal.
Le leader de Pastef estime par ailleurs que les grandes orientations du futur programme devraient apparaître dans une éventuelle loi de finances rectificative ou dans le projet de loi de finances pour 2027, qui doit être soumis à l’Assemblée nationale en octobre 2026.
« Et le débat aura lieu ! », conclut-il, appelant ainsi à une discussion publique sur les choix économiques et financiers issus des négociations avec le FMI.

