Réunie le 18 septembre 2026, la Conférence des leaders de la Confédération pour la démocratie et le socialisme (CDS) a consacré une partie de ses travaux à la situation politique, économique et sociale du Sénégal. Dans un communiqué, la coalition formule une série de revendications portant notamment sur les travailleurs, le monde rural, l’éducation, les JOJ Dakar-2026 et la gestion des ressources publiques.
La CDS affirme, dans son communiqué, constater une dégradation de la situation économique et sociale du pays. Elle critique également la gestion du gouvernement et estime que les différentes composantes du pouvoir seraient davantage concentrées sur des rivalités politiques que sur les difficultés auxquelles seraient confrontées les populations.
Sur le front social, la coalition apporte son soutien au SAMES, au Front syndical pour la défense du travail (FSDT) et, plus largement, aux travailleurs engagés dans des mouvements de revendication. Elle évoque notamment une grève générale de 72 heures annoncée par le FSDT en octobre et réclame l’ouverture de négociations sur la plateforme revendicative de l’intersyndicale.
La CDS demande également la mise à disposition, dans la transparence et sans délai, des 7 milliards de francs CFA destinés, selon elle, à venir en aide aux paysans et aux éleveurs en difficulté. Elle appelle par ailleurs les pouvoirs publics à mieux préparer les campagnes de commercialisation des productions agricoles afin d’éviter, selon ses termes, les difficultés rencontrées en 2025.
La rentrée scolaire et universitaire 2026-2027 figure également parmi les préoccupations de la coalition. Celle-ci met en avant l’arrivée de nouvelles cohortes d’élèves et de bacheliers ainsi que les déficits qu’elle dénonce en infrastructures, équipements et enseignants. Elle critique aussi le recrutement « spécial » d’enseignants, estimant qu’il doit garantir la transparence et l’égalité des chances.
À propos des JOJ Dakar-2026, la CDS appelle les pouvoirs publics à assurer les conditions matérielles d’accueil, d’hébergement et de déroulement de l’événement. Elle estime que des efforts restent nécessaires en matière d’aménagement et d’embellissement urbains.
Sur le volet de la gestion publique, la coalition demande également que toute la lumière soit faite sur plusieurs dossiers financiers qu’elle cite, notamment ceux relatifs à l’ASER et à Kosmos. Ces montants et dossiers font parallèlement l’objet de demandes de clarification formulées récemment par d’autres acteurs publics et de la société civile.

