Le Sénégal confirme chaque jour davantage son ambition de devenir une référence technologique continentale à travers la dynamique Sénégal Numérique, portée par une jeunesse talentueuse qui brille à l’international. C’est dans ce cadre que la Sénégalaise Oulimata Rose Dia s’est particulièrement distinguée à Abidjan ce 21 septembre, lors de la cérémonie de clôture d’un prestigieux programme, le Yango fellowship panafricain.
« Sélectionnés parmi plus de 600 candidats à travers le continent, 24 talents issus de six pays (Côte d’Ivoire, Ghana, Zambie, Sénégal, Éthiopie et Mozambique) ont participé à ce programme intensif de 12 semaines visant à concevoir des solutions technologiques à fort impact local. À l’issue de la compétition et de la présentation finale devant un jury d’experts et d’investisseurs, Oulimata Rose Dia s’est imposée dans la catégorie individuelle en remportant le Prix de la Meilleure contribution technique et intelligence artificielle, assorti d’une récompense de 1 000 USD », précise-ton dans le communiqué parvenu à notre rédaction.
D’après le document, son projet, intitulé Smart Bin Collection, s’impose comme une réponse technologique concrète et accessible aux défis majeurs de salubrité et de gestion des déchets auxquels sont confrontées Dakar et les grandes métropoles du Sénégal.
« Alimenté à l’énergie solaire et connecté en 2G, ce système intelligent surveille le niveau des bacs à ordures en temps réel. Il permet ainsi aux services de ramassage de planifier et d’optimiser leurs trajets de collecte, prévenant le débordement des poubelles urbaines tout en réduisant les coûts d’exploitation et l’empreinte carbone des camions. Cette consécration apporte une preuve supplémentaire de la place centrale du Sénégal dans la tech africaine. Soutenu par une volonté politique forte de promouvoir les compétences dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques et de l’intelligence artificielle, le pays démontre que son vivier de jeunes talents dispose de toute l’expertise nécessaire pour concevoir des solutions d’avenir adaptées aux réalités locales », note la source.
« 600 candidatures pour 24 places ne signifient pas que l’Afrique manque de talents ; elles montrent au contraire combien de talents attendent encore un accès structuré au mentorat et aux opportunités. L’Afrique ne manque pas de jeunes brillants. Ce qui est plus difficile à trouver, c’est un mentor, un réseau et la possibilité de confronter une idée à un problème réel. C’est précisément ce manque que le Fellowship cherche à combler », a rappelé Shashi Singh, Directeur des opérations chez Yango Ride MEA & Asie.
Toujours d’après la source, pour cet acteur majeur du secteur technologique, le développement du numérique en Afrique exige avant tout d’investir dans le capital humain et d’accompagner des talents ancrés dans les réalités de leurs territoires. Et c’est en soutenant des projets concrets comme Smart Bin Collection que les initiatives privées participent à l’émergence de villes plus intelligentes, salubres et durables.
Innovation en IA environnementale : Oulimata Rose Dia, lauréate sénégalaise, primée sur la scène continentale
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